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Les babouins de la péninsule du Cap sèment la terreur avant le Mondial




Les babouins chacma font la loi dans le sud-ouest de l'Afrique du Sud, où ils n'hésitent plus à montrer des dents pour chaparder de la nourriture, une agressivité qui suscite des inquiétudes pour la sécurité des touristes pendant le Mondial-2010  Ces grands singes de la péninsule du Cap se sont habitués à la présence de l'être humain et organisent fréquemment des raids dans les maisons ou lieux de pique-nique. L'attaque la plus tragique a conduit à la mort d'un vieil homme, bousculé par un babouin. "Leur comportement est intolérable. Ils ne veulent pas tuer, mais si on les laisse faire, c'est sûr qu'il y a aura des blessures et des traumatismes pendant la Coupe du monde", estime Justin O'Riain de l'unité de recherche en primatologie à l'Université du Cap. Les singes suivent une logique très simple: un demi-pain de mie leur apporte autant de calories qu'une journée de maraude. Le dénicher libère du temps pour des activités plus plaisantes, de socialisation ou de reproduction. "Ils sont extrêmement intelligents", commente Linden Rhoda, qui supervise une équipe de soixante personnes chargées de surveiller les babouins du Cap, tout en les tenant à l'écart des centres de vie. "Leur peur naturelle des humains a disparu, c'est en partie pour cela que nous avons de tels problèmes dans la péninsule", ajoute-t-elle.  Le message s'adresse notamment à Fred: cet énorme babouin, qui a déjà mordu trois touristes, sème régulièrement la panique parmi les visiteurs du Cap de Bonne Espérance où se multiplient les panneaux "Ne donnez pas à manger aux babouins". Les primates n'attaquent pas spontanément les humains mais ils n'hésitent pas à utiliser leurs canines, plus longues que celles des lions, pour saisir de la nourriture, défendre leur progéniture ou s'ils se sentent pris au piège, précise M. Duffell.
Les équipes de surveillants - tous de sexe masculin parce que les babouins n'ont pas peur des femmes - les tiennent à l'écart en criant et sifflant. Dans certaines villes, comme Simon's Town, elles doivent recourir à des fouets ou à des feux de Bengale. Au total, la ville du Cap aura dépensé plus de 5 millions de rands (675.000 dollars, 500.000 euros) dans les douze mois menant au Mondial pour protéger la population de ce fléau. Les autorités municipales, qui ont également ouvert un centre d'appels dédié aux attaques de babouins, sont conscientes du risque accru à l'approche de la Coupe du monde, mais ne veulent pas tomber dans "l'alarmisme". "Il ne devrait pas y avoir de gêne importante pour les touristes", assure Stephen Granger, un responsable municipal. ""On n'a pas encore vu les babouins envahir le stade du Cap!", plaisante-t-il.

AFP
Vendredi 7 Mai 2010

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