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Les autorités marocaines empêchent 200 Subsahariens d’entrer illégalement à Mellilia


Le Comité onusien contre la torture veut diligenter une enquête sur de présumées violations des droits des réfugiés



Les autorités marocaines empêchent 200 Subsahariens d’entrer illégalement  à Mellilia
La frontière fictive entre le Maroc et Mellilia vient de connaître, en ce début de semaine, une nouvelle tentative des Subsahariens de forcer la clôture séparant le Maroc de la ville occupée. Selon l’agence Europa Press, les autorités marocaines, après avoir été alertées par la Guardia Civil espagnole, ont empêché 200 Subsahariens d’entrer à Mellilia. Abdelmalek El Barkani, délégué du gouvernement espagnol, a souligné, par contre, que durant les deux dernières semaines, les autorités espagnoles n’avaient enregistré aucune tentative d’entrer «massivement» et «illégalement» dans la ville occupée.  Selon lui, la dernière tentative du genre s’est produite le vendredi 5 avril, mais seulement trois immigrés subsahariens ont pu s’introduire dans la ville, mais la Guardia civil les en a refoulés.
A noter que plus de 12.000 tentatives pareilles ont été enregistrées durant l’année passée et environ 750 des immigrés sans papiers ont pu entrer dans la ville occupée, tandis que 1940 autres avaient forcé la clôture en 2011, alors que les autorités de la ville occupée ont enregistré 3500 immigrés clandestins en 2005.
D’un autre côté, le Comité onusien contre la torture diligentera une enquête sur de présumées violations des droits des réfugiés subsahariens commises par les autorités marocaines en 2006 lorsqu’elles  avaient expulsé 46 Subsahariens, selon l’agence espagnole « EFE ». Cette plainte contre le Maroc a été déposée par Sevillano Alberto Revuelta, avocat d’une ONG espagnole. Il s’agit du Comité espagnol d’aide aux réfugiés. Cette plainte précise que la nuit du 23-24 décembre 2006, la police marocaine avait perquisitionné plusieurs habitations à Rabat dans le cadre d’une opération contre l’immigration clandestine, et avait arrêté 248 Subsahariens dont 42 « avaient le statut de réfugiés ».
La même source a ajouté que le Haut commissaire pour les droits humains n’a pas encore ouvert d’enquête, parce que le Maroc s’y oppose en soutenant que les soi-disant tortures ou mauvais traitements ne sont que des allégations et que ces Subsahariens qui ont fait l’objet d’expulsion ne disposaient pas de documents attestant qu’ils ont un statut de réfugiés.

TM
Mercredi 10 Avril 2013

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