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Les algues de Malika Agueznay à “La Galerie 38”




Les algues de Malika Agueznay à “La Galerie 38”
Pour inaugurer la nouvelle saison dans l’allégresse, La Galerie 38 organise, du 6 février au 7 mars 2014, une exposition d’une grande envergure. Il s’agit d’une intéressante rétrospective, regroupant  les œuvres de l’artiste émérite, Malika Agueznay, de 1968 à nos jours. 
Placée sous le thème «Un parcours. Une œuvre», cette exposition rassemble des œuvres rares de cette artiste, qui remontent à ladite période. Avec des gravures  signées Malika Agueznay, qui ont marqué l’histoire de la création artistique marocaine, ainsi que des sculptures et des créations de nature diverse de cette artiste. Cette native de Marrakech, qui fut l’une des premières femmes-peintres de l’abstraction est également  maître graveur au grand talent. À travers cette exposition, elle nous permet d’appréhender l’importance de son œuvre, ainsi que la remarquable continuité de sa démarche artistique, intellectuelle et spirituelle. 
Fidèle à cette passion, qui l’anime depuis les bancs de l’Ecole des Beaux-Arts en 1966, où elle amorçait ses premières recherches artistiques, Malika Agueznay, toujours aussi  déterminée et énergique,  n’a cessé d’émerveiller et de surprendre un large public. L'exposition «Un parcours. Une œuvre» présente une quarantaine d’œuvres, allant de ses premières gravures et de ses fameuses premières «algues», très prisées des collectionneurs, jusqu’à des œuvres inédites, alliant gravure et peinture, prouvant, une nouvelle fois, qu’elle demeure une artiste à la fois pionnière et résolument contemporaine. 
Que ces algues soient  tentaculaires, embryonnaires, vertigineuses, mystérieuses, silencieuses, ou sacrées, chaque catégorie, travaillée par cette  artiste, possède son propre mouvement, sa propre chromatique, sa propre forme, dans un entrelacement où la  transparence symbolise le vivant. Des algues qui "nous donnent à naître et à renaître,  en puisant dans nos sens profonds et nos origines."  Des algues fécondatrices desquelles jaillissent, tout au long de la carrière de l’artiste, des figures végétales, des signes et des formes séculaires, des symboles issus de la tradition arabo-berbère, des calligraphies sur le sacré. Dans un univers silencieux où foisonne l’énergie vitale. 
Avec une technique parfaitement maîtrisée, que ce soit en peinture ou en gravure, cette artiste, au parcours singulier, a fait ses premiers pas  aux côtés de certains grands  noms des arts plastiques,  dans les années 60, parmi lesquels  Farid Belkahia et Melehi. Quant à la gravure, elle l'a débutée en 1978, à New York et à Paris, mais aussi à Asilah, sous la direction de grands maîtres, tels que Roman Artymowski, Mohamed Omar Khalil et Robert Blackbum.

Mehdi Ouassat
Lundi 3 Février 2014

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