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Les SMS perturbent le sommeil des jeunes


Une enseignante américaine met en garde les parents



Les SMS perturbent le sommeil des jeunes
Apparus à la fin des années 90 lorsque les téléphones portables ont commencé à se répandre, les SMS ont toujours la cote. Rien qu’en France, il s’en est échangé plus de 45,7 milliards au cours du seconde semestre 2012. Et parmi les aficionados des mini-messages, il y a bien évidemment les adolescents : en moyenne, ces derniers envoient 83 SMS chaque jour.
Signe de l’importance des SMS chez les adolescents, ces derniers ont inventé leur propre jargon : le langage SMS. Celui-ci offre quelques avantages : il permet d’écrire plus vite tout en condensant les informations pour limiter la longueur du message (à une époque, les formules illimitées n’existaient pas). En outre, le langage SMS confère un sentiment d’appartenance à une communauté.
Les SMS posent néanmoins quelques difficultés : sextos, numéros surtaxés, triche en classe.... une réponse adaptée doit être apportée à chaque problème, lorsque celle-ci existe. Or, certains méfaits sont encore peu connus. Selon l’enseignante américaine Elizabeth Dowdell de l’Université Villanova, en Pennsylvanie, les textos peuvent troubler le sommeil des adolescents, voire affecter leur santé.
Interrogée par CBS, elle explique qu’un nombre croissant d’adolescents ne dorment pas suffisamment ou correctement à cause de la sollicitation permanente des textos. Réveillés par une alerte téléphonique, les jeunes répondent à l’émetteur sans toujours avoir les idées claires. Du coup, dans un état semi-conscient, les adolescents répondent machinalement en envoyant du charabia.
Si ces messages incompréhensibles peuvent faire l’objet de bonnes blagues le lendemain lorsque les jeunes se retrouvent en classe, Elizabeth Dowdell met en garde sur la réduction de la durée du sommeil causée par les SMS, qui incitent à se coucher plus tard pour finir une discussion ou à se réveiller pour répondre à un texto, au risque de perturber les cycles du sommeil.
Un sommeil perturbé a des effets potentiellement plus graves qu’une simple fatigue le jour suivant. Des conséquences sociales, psychologiques ou sanitaires peuvent être constatées, allant de l’obésité à l’échec scolaire, en passant par la dépression, le diabète ou l’hypertension artérielle.
Des solutions simples existent pour éviter ces perturbations nocturnes : éteindre le téléphone ou le mettre sur silencieux. Mais encore faut-il convaincre les enfants de les mettre en œuvre.

Numerama (Site web)
Mercredi 20 Février 2013

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