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Les Iraniens ont un problème de maillot

Queiroz voit rouge




Les Iraniens ont un problème de maillot
Engluée depuis des mois dans des querelles qui perturbent sa préparation au Mondial brésilien, l'équipe d'Iran s'arrache désormais les cheveux sur un problème d'équipement: les maillots rétrécissent au lavage.
Après un mini-stage tardif en Afrique du Sud avec une équipe incomplète, des négociations sur une prolongation de contrat de Queiroz qui traîne en longueur, les affres d'une Fédération minée par des problèmes d'argent, les équipements fournis aux joueurs se retrouvent au centre de vifs débats qui empoisonnent les relations entre le sélectionneur, le Portugais Carlos Queiroz, et la fédération.
Au coeur de la polémique, le maillot: pas pour le guépard, espèce indigène en voie de disparition et qui apparaît en surimpression sur le maillot, mais pour une fâcheuse tendance à rétrécir au lavage.
Pour sa quatrième participation (après 1978, 1998 et 2006) l'Iran affronte dans le groupe F deux ogres continentaux, le Nigeria et l'Argentine, et un nouveau venu, la Bosnie-Herzégovine. 
Mais alors que le jour J approche et à la veille du dernier stage de préparation en Autriche, Carlos Queiroz a ouvertement critiqué l'importateur régional de l'équipementier allemand Uhlsport, fournisseur de la "Team Melli", et les responsables iraniens.  Lors des matches de qualification "cruciaux" contre le Qatar et la Corée du Sud, "l'équipement fourni n'était pas adapté pour jouer dans des conditions d'humidité extrêmes", a-t-il expliqué dimanche. "Cela aurait pu nous sortir de la Coupe du monde".
Le technicien a aussi ironisé sur des chaussures "taille 34 données à quelqu'un qui chausse du 44", ou sur "un seul survêtement donné à chaque joueur" lors des rassemblements.
Il répondait indirectement au ministre iranien des Sports, Mahmoud Goudarzi, qui avait écarté quelques heures plus tôt tout problème avec l'équipementier. "Le ministre doit être mal informé", a soufflé le Portugais. La polémique est d'autant plus vive que les joueurs se plaignent eux aussi de la qualité du matériel. "On nous donne des chaussettes taille L. Deux jours et un lavage plus tard, c'est une taille S", a affirmé l'attaquant Karim Ansarifard.
L'autre attaquant Mohammad Reza Khalatbari, qui avait le même équipementier dans son ancien club de Sepahan, assure que les produits fournis sont différents. "Ce qu'on a maintenant, je ne sais pas ce que c'est", dit-il, estimant que "quand quelque chose ne va pas, on devrait admettre qu'il y a un problème".
Mais le président de la Fédération, Ali Kafashian, a nié un quelconque déficit de qualité des équipements fournis à la sélection. La société allemande "fabrique ses maillots avec la même qualité", a-t-il affirmé, ajoutant attendre du sélectionneur "qu'il ne lave pas son linge sale en public" avant une échéance importante. Contacté par l'AFP, Vahid Jafari, le responsable de Romario Sports, la société basée à Dubaï fournissant l'équipement, n'a pas souhaité faire de commentaire. Mais son représentant en Iran, Mahmoud Piri, a catégoriquement nié tout problème avec les maillots.
"Clairement ce n'est pas vrai", a dit M. Piri à l'AFP. "Une société reconnue internationalement ne remettrait pas en question sa crédibilité - qui plus est avant la Coupe du monde - en fabriquant un maillot de mauvaise qualité. Les experts vous diront que les maillots en polyester ne rétrécissent pas. Et si c'est le cas, ce n'est pas de dix centimètres comme l'affirme M. Queiroz".
La polémique, selon lui, est due à "un conflit personnel" et à des questions d'argent entre le sélectionneur et le fournisseur.
Mais dimanche, Queiroz, visiblement très énervé, a menacé de tout mettre sur la place publique. "J'ai donné l'autorisation à mon avocat de publier tous les documents concernant mon problème personnel avec (Romario Sports), qui prouve comment ces gens se sont comportés avec moi ces deux dernières années", a expliqué l'ancien entraîneur du Real Madrid.
"Si je leur dois de l'argent, alors j'ai un problème avec Dieu et avec vous", a-t-il lancé aux journalistes. 
"Je ne veux pas être le problème de la sélection nationale", a assuré Queiroz. "Nous avons un match important (le 16 juin) contre le Nigeria. Pour moi, celui qui perturbe la sélection est un supporteur du Nigeria". 

AFP
Jeudi 15 Mai 2014

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