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Les Forces démocratiques syriennes tout près de Minbej fief stratégique de l'EI




En Syrie, les combattants d'une alliance dominée par les Kurdes et soutenue par Washington se sont rapprochés dimanche de la ville de Minbej, fief de l'EI qui pourrait perdre son principal axe de ravitaillement depuis la Turquie. Les Forces démocratiques syriennes (FDS) n'étaient plus qu'à 5 km de cette ville contre laquelle elles mènent une offensive depuis le 31 mai, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Outre Minbej, l'EI fait face à deux autres offensives dans la province de Raqa, également dans le nord du pays.
L'une est menée par l'armée syrienne qui, appuyée par l'allié russe, est entrée samedi dans cette province pour la première fois depuis deux ans. L'autre est conduite par les FDS qui y progressent avec le soutien des Américains.
Les djihadistes du groupe Etat islamique fuient actuellement avec leurs familles la ville syrienne de Manbij, dont les Forces démocratiques syriennes (FDS, insurgés) ne sont plus qu'à six kilomètres, a déclaré lundi un porte-parole des FDS.
Charfan Darouich, porte-parole du Conseil militaire de Manbij, a déclaré que plus de 150 djihadistes avaient été tués depuis le début de la bataille pour le contrôle de la ville. Plus de 50 de ces corps ont été récupérés par les FDS, à la pointe de l'offensive lancée mardi dernier.
"De nombreuses maisons de Manbij avaient été réquisitionnées par l'EI. Aujourd'hui, elles sont vides. Ils (les djihadistes) ont pris tout ce qu'ils pouvaient et ont quitté la ville", a déclaré Charfan Darouich en citant des informations en provenance de la localité, située dans le nord de la Syrie, non loin de la vallée de l'Euphrate et de la frontière turque.
Par ailleurs, l'aviation syrienne et les bombardiers russes ont continué de pilonner les zones tenues par les rebelles dans la grande ville syrienne d'Alep, où près de 50 raids aériens ont été recensés durant la seule journée de dimanche, rapportent des habitants et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Les insurgés ont répliqué par des tirs de mortier qui ont atteint les zones tenues par les forces gouvernementales, marquant une accentuation des combats dans la partie occidentale du pays, précisent les médias locaux.
Des tirs de missiles effectués par les insurgés notamment contre les quartiers de Hamadaniyah et de Midan ont fait au moins 20 morts, essentiellement des civils, au second jour de pilonnages de zones sous contrôle gouvernemental qui avaient fait au moins 24 morts samedi, ont rapporté les médias officiels syriens.
L'OSDH indique pour sa part que des hélicoptères de l'armée syrienne ont procédé au largage de dizaines de barils d'explosifs sur plusieurs quartiers à forte densité de population, tenus par les insurgés dans le secteur est d'Alep.
Au moins 32 personnes ont été tuées et 18 corps ont été retirés des décombres d'immeubles effondrés dans le quartier de Katrji, le plus durement touché, a déclaré un membre de la protection civile.
Les avions russes et syriens ont également bombardé Idlib, capitale de la province du même nom dans le Nord-Ouest, déclenchant un incendie sur un marché en plein centre-ville. Plus de 30 personnes ont été blessées, au moins trois ont été tuées et des dizaines de personnes sont portées disparues, selon un militant contacté dans la ville.
L'OSDH rapporte qu'un avion de combat non identifié s'est écrasé dans la campagne au sud d'Alep, sans pouvoir préciser les causes de sa destruction.
Les raids aériens de dimanche sur Alep ont fait suite aux frappes de vendredi contre des zones civiles, qui, selon des habitants, avaient été les plus intenses depuis plus d'un mois.
Le régime Assad, avec l'appui de la Russie, tente de reprendre le contrôle total de cette ville divisée depuis des années en zones maîtrisées par les rebelles et en territoires tenus par les forces gouvernementales. La bataille d'Alep a fait voler en éclats le cessez-le-feu conclu en février.
Treize personnes, dont six enfants, ont été tuées samedi dans ce quartier géré par les Kurdes, dans les tirs de mortier des insurgés, a rapporté l'OSDH. Les rebelles accusent la milice kurde YPG (Unités de protection du peuple) d'œuvrer de concert avec l'armée syrienne pour couper la route du Castello, et de prendre pour cibles les civils qui l'empruntent.

Libé
Mardi 7 Juin 2016

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