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Les Européens se donnent un répit jusqu'à dimanche

Alexis Tsipras à Strasbourg pour défendre le dossier grec




Le Premier ministre grec Alexis Tsipras devait s'exprimer hier mercredi devant les parlementaires européens, au lendemain de l'ultimatum que lui ont fixé ses partenaires de la zone euro pour proposer des réformes et trouver un accord d'ici la fin de la semaine.
Tsipras devai s'exprimer en début de matinée devant le Parlement européen à Strasbourg, aux côtés du président du Conseil européen Donald Tusk et du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui ont fait tous deux des déclarations alarmantes mardi, à l'issue d'un sommet européen infructueux. Tusk a estimé que l'heure était "vraiment grave".
La Grèce a jusqu'à "jeudi au plus tard" pour présenter des réformes à ses créanciers, a-t-il affirmé, afin de permettre une reprise des négociations sur un plan d'aide financière.
Ensuite, un accord devra être trouvé d'ici dimanche, date d'une nouvelle réunion des 28 chefs d'Etat et de gouvernement européens.
"Nous ne pouvons exclure ce scénario noir (de la sortie de la Grèce de la zone euro), si nous n'avons pas d'accord d'ici dimanche", a-t-il encore dit.
Même Jean-Claude Juncker, qui a longtemps refusé de parler de "Grexit", a avoué qu'il n'excluait plus "aucune hypothèse".
Les dirigeants européens ont même préparé "un scénario détaillé" de sortie de l'euro qui aura des conséquences sur les pays voisins, a concédé M. Juncker, qui s'est personnellement impliqué dans les négociations pour éviter un "Grexit".
De son côté, Alexis Tsipras s'est dit déterminé à "poursuivre l'effort" pour obtenir un accord avec les créanciers, "qui garantisse une sortie de crise" et "mette fin" à la perspective d'une sortie de route.
Dimanche, les 28 dirigeants européens se retrouveront donc à Bruxelles pour, dans le meilleur des cas, mettre un point final à des négociations entamées il y a près de six mois, après l'arrivée au pouvoir de la gauche radicale en Grèce.
Avant cela, Athènes devra avoir remis une liste de réformes concrètes. Cette fameuse liste était espérée mardi et devait être présentée lors d'une réunion des ministres des Finances, qui s'est tenue en amont du sommet.
Un grand nombre de pays sont plus que réticents à venir en aide à la Grèce, après deux plans d'aide d'un montant total de 240 milliards d'euros et des mois de négociations houleuses avec le gouvernement d'Alexis Tsipras.
Des solutions urgentes et à court terme seront nécessaires pour qu'Athènes puisse rembourser le 20 juillet la Banque centrale européenne, la dernière institution qui maintient en vie son économie par un goutte-à-goutte financier aux banques hellènes.
Les coffres d'Athènes sont vides, ou peu s'en faut, et le pays doit faire face dans les prochains jours à différents remboursements, dont le plus important est celui à la BCE.

Jeudi 9 Juillet 2015

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