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Les Européens en quête d'une solution pour la problémartique des migrants à Bruxelles

La Hongrie durcit encore ses mesures




Les ministres de l'Intérieur des 28 devaient se retrouver hier à Bruxelles afin de tenter d'aplanir leurs différends sur une répartition des réfugiés, alors que Budapest a encore renforcé ses mesures anti-migrants, autorisant notamment l'armée à employer des armes non létales à leur encontre.
Selon des sources proches de la présidence luxembourgeoise de l'UE, les 28 pourraient s'entendre sur un texte d'où le terme "contraignant", concernant les quotas, serait exclu. La réunion des ministres de l'Intérieur sera suivie aujourd’hui d'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement.
La Hongrie, pays qui a vu transiter 225.000 migrants depuis le début de l'année, a doté lundi la police et l'armée de nouveaux pouvoirs dans le cadre d'un "état de crise dû à une immigration massive".
Parmi ces mesures figure la possibilité pour l'armée d'employer des armes à balles en caoutchouc ou même des fusils à filet contre les migrants qui tenteraient d'entrer illégalement dans le pays.
Ces nouvelles dispositions ont été considérées avec inquiétude par l'ONG Comité d'Helsinki, qui a souligné qu'elles visaient "des réfugiés qui eux-mêmes ont fui la guerre et le terrorisme et ont déjà subi des exactions de la police et des armées dans leur pays".
Profondément divisés entre l'Est et l'Ouest, les pays européens tentent par ailleurs cette semaine de s'accorder sur un principe de répartition pour l'accueil des réfugiés, et de dégager une aide financière pour les pays frontaliers de la Syrie qui en hébergent près de quatre millions.
Petite lueur d'espoir en vue d'un consensus : malgré les rodomontades d’Orban, les pays d'Europe centrale, réticents sur le système de quotas contraignants de répartition de migrants en Europe, ont assuré lundi de leur volonté de trouver un accord européen sur cette question.
Plusieurs milliers de migrants sont à nouveau entrés lundi en Hongrie en provenance de Croatie, avant d'être acheminés par les autorités à la frontière autrichienne et de là de poursuivre leur périple vers l'Allemagne, où près de 7.000 personnes sont arrivées en Bavière durant le week-end.
Le président français François Hollande a estimé qu'"aucun pays" européen "ne peut s'exonérer" d'une répartition "des réfugiés relevant du droit d'asile", alors que l'UE s'est montrée incapable de s'entendre sur la répartition de 120.000 réfugiés, quand des centaines de milliers de migrants ont déjà rallié l'Europe cette année.
La Pologne, hostile à tout système contraignant, s'est pourtant déclarée prête à accueillir plus de réfugiés que les quotas proposés, à condition que l'UE rende ses frontières extérieures plus étanches et qu'elle établisse "une liste commune de pays jugés sûrs".
Soit une manière de demander que les migrants économiques venus de plusieurs pays des Balkans comme le Kosovo ou l'Albanie puissent être renvoyés chez eux.  Outre la question épineuse de la répartition des migrants, les Européens devraient discuter d'autres mesures urgentes pour maîtriser la crise migratoire.
Le président du Parlement européen, Martin Schultz, a ainsi souhaité qu'un "maximum d'argent" soit mobilisé pour aider les trois pays qui accueillent près de quatre millions de réfugiés syriens sur leur territoire, la Jordanie, la Turquie et le Liban, submergés.
Selon le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), le conseil européen de mercredi est probablement la "dernière chance de l'Europe de parvenir à une réponse unie et cohérente" face à la plus grave crise migratoire à laquelle elle fait face depuis 1945.

Mercredi 23 Septembre 2015

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