Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Les Européens en manque de solidarité face aux demandeurs d’Asile


Les pays récalcitrants rechignent quant au principe de relocalisation



Les Européens se sont entendus lundi pour délester provisoirement la Grèce et l'Italie de la prise en charge de demandeurs d'asile, surtout Syriens et Erythréens, mais au rabais, en n'offrant que 32.256 places, contre les 40.000 requises. 
Les ministres de l'Intérieur étaient censés consacrer la solidarité européenne face à l'afflux record de migrants et réfugiés aux frontières de l'Union et aux tragédies à répétition en Méditerranée. 
Le premier mécanisme, dit de relocalisation, concerne 40.000 demandeurs d'asile, qui pourront aussi être Irakiens ou Somaliens, destinés à être pris en charge hors de Grèce et Italie, en rupture des règles européennes réservant cette responsabilité aux pays d'arrivée. Le second, dit de réinstallation, concerne 20.000 personnes bénéficiant déjà du statut de réfugiés mais vivant dans des pays tiers. 
Pour ce dernier volet, les offres ont été plus généreuses, à 22.504 places, grâce aux renforts de plusieurs pays tiers, Norvège et Suisse en tête. 
Mais face aux résistances très vite manifestées au sein de l'UE, la Commission avait dû accepter que cette répartition ne soit pas contraignante, ouvrant la voie aux rabais. M. Asselborn a ainsi pointé des contributions "décevantes, voire embarrassantes". 
Premiers visés, la Hongrie et l'Autriche, qui n'ont offert aucune place de relocalisation. La Slovaquie, la Slovénie, les Pays baltes et l'Espagne ont aussi rechigné. 
Le ministre espagnol, Jorge Fernandez Diaz, a affirmé "l'opposition radicale" de l'Espagne au principe de relocalisation. Son pays a offert 1.300 places de relocalisations contre 4.288 demandées.
Madrid, a mis en avant le ministre, "traite le problème à l'origine", en coopérant avec les pays d'origine et de transit et luttant contre les réseaux de passeurs. 
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait, pour sa part, déploré que l'Europe "ne soit pas à la hauteur" en la matière. A titre de comparaison, la Turquie accueille deux millions de réfugiés syriens. 
L'Allemagne et la France, dont les ministres ne sont pas venus à Bruxelles, ont, elles, tenu le contrat fixé par la Commission, offrant respectivement 12.100 et 9.100 places de relocalisation et réinstallation. 
Les premiers demandeurs d'asile concernés seront transférés hors de Grèce et d’Italie à partir d'octobre, a-t-on précisé. En échange de cette aide, la Grèce et l'Italie se sont formellement engagées à identifier et prendre les empreintes digitales des migrants irréguliers affluant sur leur territoire, afin de permettre le traçage et l'expulsion de ceux non éligibles à l'asile. 

Libé
Mercredi 22 Juillet 2015

Lu 85 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs