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Les Etats-Unis allègent leur embargo : Washington exempte 11 pays de sanctions liées au pétrole iranien




Les Etats-Unis ont exempté mardi le Japon et dix Etats membres de l’Union européenne -dont la France- de sanctions financières du fait de la réduction significative de leurs importations de pétrole iranien; la Chine et l’Inde restant exposées à des mesures de rétorsion. La décision annoncée par l’administration américaine est une victoire pour Tokyo et ces pays européens (1) dont plusieurs banques menacées d’être exclues du système financier américain ne disposaient que d’un sursis de six mois. Mais la liste n’inclut ni la Chine et l’Inde, les deux premiers importateurs de brut iranien, ni la Corée du Sud et la Turquie, 4e et 5e importateurs mondiaux de pétrole produit en Iran. Le Japon, troisième acheteur de brut iranien, figure en revanche sur cette liste, et le ministre japonais des Finances, Jun Azumi, a salué la décision de Washington.
Au second semestre 2011, le Japon a réduit de 15 à 22% ses importations de brut iranien. Pour les Etats-Unis, c’est un «modèle» pour les autres nations, d’autant plus que cette réduction est intervenue après la catastrophe de Fukushima qui a notamment eu pour effet de provoquer la fermeture des réacteurs nucléaires de l’archipel et a donc eu de fortes répercussions sur son «mix» énergétique. «Si le Japon a pu faire ce qu’il a fait, ça devrait être un exemple pour les autres, qui peuvent en faire plus», a souligné Carlos Pascual, coordinateur des questions énergétiques internationales au département américain d’Etat. La Turquie a réagi mercredi en soulignant qu’il était hors de question de stopper ses importations de pétrole iranien tant que des approvisionnements de rechange n’auraient pas été trouvés. Le ministre de l’Energie, Taner Yildiz, a ajouté que l’absence de son pays sur cette «liste des exemptés» ne signifiait pas qu’il n’y figurerait pas plus tard. La Corée du Sud devrait poursuivre de son côté ses discussions avec Washington.
Promulgué le 31 décembre dernier par Barack Obama, le National Defense Authorization Act a renforcé les sanctions contre l’Iran en autorisant des mesures de rétorsion contre les banques de pays tiers engagées dans des transactions financières avec la Banque centrale iranienne «en vue de l’achat de pétrole et de produits pétroliers en provenance d’Iran». Washington réclame que les pays tiers «réduisent significativement» leurs importations de brut iranien pour échapper à des rétorsions financières mais ne fixe pas d’objectifs chiffrés. Elle autorise en outre le président Barack Obama à bloquer l’entrée en vigueur de ces rétorsions si l’intérêt national est en jeu. (1) Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Grèce, Italie, Pays-Bas, Pologne et République tchèque (les dix-sept autres Etats de l’UE ne sont pas concernés: ils n’ont pas importé de pétrole iranien en 2011). En janvier dernier, l’UE a décidé d’un embargo total sur le brut iranien qui entrera pleinement en vigueur le 1er juillet.


Libé
Jeudi 22 Mars 2012

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