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Les Egyptiens momifiaient aussi la viande pour nourrir les défunts




Les Egyptiens momifiaient aussi la viande pour nourrir les défunts
Momifier un défunt dans les règles de l'art édictées par la culture d'Egypte antique est un sacré labeur ! Tout d'abord, il faut s'assurer que les organes du trépassé aient été soigneusement retirés. Ensuite il convient de traiter le corps avec un mélange d'onguents bien particulier avant de procéder à la mise en place des bandelettes. Après quoi vient la mise en tombeau, celui-ci ayant été préalablement rempli de richesses et d'animaux de compagnie momifiés.
Au sein de ce lieu luxueusement meublé, le défunt pourra finalement profiter pleinement de sa vie après la mort. Seulement une question se pose : comment réussira-t-il à se nourrir pour le reste de son éternité ? Il existe bien évidemment une solution à cette problématique quelque peu rudimentaire. A l'époque, les Egyptiens faisaient sécher des fruits et des céréales. Par ailleurs, les sépultures contenaient généralement de la viande momifiée afin que ceux de l'au-delà puissent profiter d'un éternel apport en protéines.
De nombreux morceaux ont été retrouvés dans des tombeaux égyptiens, le plus vieux remonte à 3300 ans avant J.C
. Cette tradition particulièrement étendue a même profité au célèbre pharaon Toutankhamon. En effet, 48 filets de boeufs et de volaille momifiés ont été retrouvés au sein de son lieu de sépulture. Pour traverser les âges, les denrées animales étaient parfois traitées avec de la graisse, de la résine et de la cire d’abeille. Ces ingrédients ont été dévoilés pour la première fois par des chercheurs de l’Université de Bristol. Le protocole de cette momification bien spécifique a fait l’objet d’une étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
Pour parvenir à dévoiler les secrets du processus de conservation, les scientifiques ont analysé avec des techniques de spectrométrie de masse, des échantillons de bandelettes prélevés sur quatre morceaux de viande momifiés. Un premier de bœuf, estimé entre 1386 et 1349 avant J.C, un second de veau daté entre 1064 et 948 avant JC, et les deux autres de chèvre et de canard momifiés en 1290 avant J.C.
Les résultats indiquent la présence de composés dérivés de graisses animales sur les bandelettes externes entourant la viande de veau. Ces composés étaient sûrement contenus autrefois dans un onguent. Des substances similaires ont été relevées sur les bandelettes de la viande de chèvre momifiée. Le canard quant à lui ne semble pas avoir été soumis à ce genre de traitement.
Quant à la recette de momification la plus raffinée, elle est détenue par la viande de bœuf qui présente non seulement de la graisse animale, mais également de la cire d’abeille et de la résine de pistachier lentisque, une substance considérée comme un produit de luxe dans l’Egypte Antique.

Maxisciences
Mardi 3 Décembre 2013

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