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Les « Alvinegros » du Corinthians agressés par leurs supporters lors d’un entraînement

Les joueurs de l’Etat de Sao Paulo solidaires brandissent la menace de grève




Les « Alvinegros » du Corinthians agressés par leurs supporters lors d’un entraînement
 
 
Trois attaquants du club brésilien de Corinthians, attaqués par des supporters furieux samedi dernier, se sont adjoint les services de gardes du corps et le club a renforcé sa sécurité, dans un contexte tendu à quatre mois du Mondial-2014.
L’ex-Milanais Pato, Emerson Sheik et Paolo Guerrero étaient les principales cibles de la centaine de fans qui ont violemment envahi le centre d’entraînement de ce club de Sao Paulo, molestant des employés, volant des téléphones portables et se livrant à diverses déprédations.
 La plupart des joueurs s’étaient barricadés dans un vestiaire, la porte bloquée par une armoire. Certains “torcedores” voulaient casser les jambes de Pato et Emerson Sheik, perçus comme les boucs-émissaires du revers (5-1) subi à Santos quelques jours plus tôt. Le Péruvien Guerrero avait été touché au cou, un des fans ayant tenté de l’étrangler. 
Cette affaire fait désordre au Brésil à quatre mois de la Coupe du monde (12 juin-13 juillet), et fait surtout ressurgir le spectre de la violence dans le “futebol” après les images de la spectaculaire bagarre dans le stade de Joinville (sud) en décembre, dans la foulée du tirage au sort de la phase de groupes. Les joueurs menacent désormais de faire grève le week-end prochain dans le Championnat de l’Etat de Sao Paulo. Les démarches juridiques ont été engagées pour qu’une éventuelle grève se déroule selon les canons du droit. 
Là où l’affaire se corse, c’est que le centre d’entraînement de Corinthians, aisément envahi par les supporters forçant l’entrée réservée à la presse et découpant le grillage métallique, est censé être utilisé pendant le Mondial, en l’occurrence par l’équipe d’Iran.
Du côté des club rivaux de l’Etat, au Sao Paulo FC, la violence des supporters est verbale (tags et autres menaces) tandis que celles des fans du Santos sont physiques. Ils ont caillassé la semaine dernière la voiture du président du club, Otilio Rodrigues, pour se plaindre des conditions du transfert en mai 2013 de la superstar Neymar, jugées léonines pour le FC Barcelone. 

AFP
Vendredi 7 Février 2014

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