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Les Académies régionales d’éducation et de formation mises en veilleuse : Les AREF sèchent deux sessions de leurs conseils d’administration




Les Académies régionales d’éducation et de formation mises en veilleuse : Les AREF sèchent deux sessions de leurs conseils d’administration
Il est incontestable que l’enseignement retient l’attention de l’opinion publique depuis l’investiture du ministre El Ouafa. Une entrée fracassante avec plusieurs sit-in des différentes catégories d’enseignants et des diplômés chômeurs mais surtout avec la «courageuse» décision d’annuler  les deux notes ministérielles (122 et 204)»  relatives respectivement à la gestion du calendrier scolaire et à la formation par la méthodologie d’intégration.
Cependant , on est à s’interroger sur cette décision qui intervient au milieu de l’année scolaire au moment où on s’attendait plus à ce que le ministère s’attèle à accélérer la tenue des Conseils administratifs des Académies régionales d’éducation et de formation(AREF) dont le rôle est de mettre en œuvre une politique éducative et de formation en tenant compte des spécificités de chaque région. Chaque Académie est censée développer un projet propre à la région fait de mesures susceptibles d’émanciper la scolarisation par le biais d’une définition des orientations et des objectifs décentralisés. Surtout que le Maroc se prépare au projet de la régionalisation avancée. En dépit de l’importance de ces Académies régionales, les deux sessions des Conseils d’administration n’ont pas été tenues. La première qui a lieu en juillet est consacrée généralement à l’évaluation de l’année scolaire  et à la préparation de la rentrée alors que la seconde qui a lieu en début d’année, a un caractère plutôt financier puisque le Conseil approuve le budget de l’année précédente (qui avoisine souvent les 40 milliards) et présente le projet de l’année en cours. Et par conséquent, toutes les opérations et projets sont mis en veilleuse. Comment peut-on alors établir un programme prévisionnel des investissements quand on ne connaît pas son budget et qu’on n’a pas procédé au contrôle financier du précédent? Il en est de même pour les constructions, les extensions ou encore l’équipement des différents établissements. Le ministère avance qu’étant donné que la conjoncture politique du pays depuis le déclenchement du processus des réformes politiques et l’absence de budget, l’appareil d’Etat ne fonctionne qu’avec des 12 èmes provisoires. Une explication qui ne tient pas la route du fait que les administrations publiques et les différents services de l’Etat n’ont jamais chômé même faute de budget. Par ailleurs, El Ouafa  devrait faire en sorte que  ces Conseils soient redynamisés loin de toute bureaucratie avec des rapports qui n’ont souvent aucun caractère pédagogique à même de vider ces Conseils de leurs objectifs définis dans la loi constituante. D’autre part, les budgets de ces Conseils devraient subir de sérieux audits car il s’agit bel et bien de deniers publics.

KAMAL MOUNTASSIR
Mercredi 29 Février 2012

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