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Le triomphe paradoxal d’Abramovich




Le triomphe paradoxal d’Abramovich
Chelsea a accompli le grand rêve de son patron Roman Abramovich en gagnant enfin la Ligue des champions, au bout d’une saison qui, paradoxalement, serait restée comme la pire du club londonien depuis son rachat par le milliardaire russe en 2003 sans la victoire de Munich.
Seulement sixièmes du Championnat d’Angleterre, leur plus mauvaise place depuis dix ans, les «Blues» n’auraient même pas participé à la prochaine édition de l’épreuve-reine s’ils étaient sortis vaincus de l’Allianz Arena.
La Coupe d’Angleterre, soulevée début mai pour la quatrième fois en six ans, n’aurait alors pas pesé lourd par rapport à ce déclassement, qui se serait traduit par un manque à gagner de plusieurs dizaines de millions d’euros et une difficulté accrue à attirer des stars à Stamford Bridge. La finale de Munich a permis à Chelsea d’écarter le spectre du déclin, mais les problèmes qui ont fait perdre au club dix matches de championnat cette saison demeurent, au premier rang desquels le vieillissement d’un effectif qui compte près d’une dizaine de trentenaires.
Lors de son court séjour, l’entraîneur Andre Villas-Boas s’est attaqué à la question en n’hésitant pas à laisser sur le banc des joueurs comme Florent Malouda, Michael Essien, Ashley Cole ou même l’emblématique Frank Lampard. Mais il s’est aliéné le vestiaire et, les résultats tardant à venir, le très peu patient Abramovich ne l’a pas soutenu longtemps.
Le Portugais, limogé en février, a laissé la place à son adjoint Roberto Di Matteo, huitième entraîneur utilisé par l’oligarque russe en neuf ans. On ne sait pas encore si l’Italien sera l’homme qui mettra en œuvre le rajeunissement entamé avec les arrivées de Juan Mata, David Luiz et Romelu Lukaku, mais l’élu d’Abramovich n’aura pas forcément les mêmes moyens que ses prédécesseurs.
Vu le niveau des cours du brut, le risque n’est pas dans un tarissement des ressources du magnat du pétrole, qui a déjà injecté plus d’un milliard d’euros dans le club, mais plutôt dans l’entrée en vigueur des nouvelles règles du «fair-play financier» imposées par l’UEFA de Michel Platini. Avec un déficit de 84 millions d’euros pour l’exercice 2010-2011, les «Blues» restent largement au-dessus du plafond de 45 millions toléré. C’est pourquoi Chelsea a besoin d’augmenter ses revenus, évalués à 235,1 millions par le cabinet Deloitte, pour les rapprocher de ceux de ses principaux rivaux, Manchester United (321,4), Barcelone (450,7) et le Real Madrid (479,5).
L’un des moyens envisagés est de quitter le stade de Stamford Bridge, trop vieux et trop petit (42.000 places). C’est dans cette optique que le club a récemment fait une offre d’achat du site de l’ancienne centrale électrique de Battersea, sur l’autre rive de la Tamise, dont les quatre cheminées blanches sont connues de tous les Britanniques.

Libé
Lundi 21 Mai 2012

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