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Le travail dominical continue de faire débat en France




Les Galeries Lafayette s'apprêtent à ouvrir des négociations d'entreprise pour tenter de trouver un accord sur le travail du dimanche dans leur magasin parisien, alors que les discussions de branche sont dans l'impasse depuis fin décembre.
"Nous allons ouvrir les discussions en direct dans le courant du mois pour tenter de signer avant la saison estivale", a déclaré à Reuters une porte-parole des Galeries Lafayette.
Le grand magasin du boulevard Haussmann estime qu'une ouverture tous les dimanches permettrait de créer 1.000 emplois et de générer 10% de chiffre d'affaires supplémentaire.
Les discussions, qui débuteront le 12 février, ne concernent que le magasin parisien, un accord ayant déjà été signé il y a deux ans dans le réseau de province. Au Printemps voisin, comme au Bon Marché, propriété du groupe LVMH, aucune négociation d'entreprise n'a été entamée.
"Le Bon Marché réfléchit à la marche à suivre", a indiqué une porte-parole du groupe LVMH.
Après des mois de discussions, le blocage reste entier entre les organisations syndicales et l'Union du grand commerce de centre-ville (UCV), chargée de piloter les discussions pour l'ensemble des grands magasins.
L'UCV avait revu à la hausse, fin 2015, les compensations offertes aux salariés volontaires pour travailler le dimanche. Mais la CGT et FO, majoritaires, demeurent hostiles au travail dominical, tandis que la CFDT réclame d'autres aménagements comme l'extension de l'accord aux salariés employés directement par les marques.
"Je ne crois plus beaucoup à un accord de branche", a confié à Reuters le président de l'UCV, Claude Boulle.
Au Printemps, le directeur du magasin Haussmann, Pierre Pelarey, dit pourtant vouloir "aller jusqu'au bout de la discussion de branche" réputée plus facile qu'au sein de chaque entreprise.
"Personne n'a intérêt à des accords établissement par établissement", a-t-il dit. Les discussions s'annoncent délicates. Pour qu'un accord soit validé, il faut que les syndicats représentant au moins 30% des suffrages exprimés le signent. Court ensuite un "délai d'opposition", qui peut invalider la signature s'il est approuvé à plus de 50% des suffrages.
A la Fnac, les syndicats majoritaires ont déjà annoncé qu'ils opposeraient leur veto à l'accord auquel l'enseigne est parvenue avec trois organisations syndicales rassemblant 30% des voix.
Le boulevard Haussmann comme le quartier de Saint Germain comptent parmi les zones touristiques internationales (ZTI) prévues par la loi Macron, où les commerces peuvent ouvrir tous les dimanches de l'année à condition qu'un accord soit signé avec les syndicats.

Samedi 6 Février 2016

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