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Le transport clandestin bat son plein




Apparemment, le nouveau code de la route est loin de résoudre le fameux problème du transport clandestin dans la province d’Essaouira. Un phénomène qui ne cesse de faire dégâts et débat dans le milieu des professionnels et des usagers qui perçoivent mal le mutisme et le laisser-aller des autorités locales et des services de la Gendarmerie Royale.
«A chaque fois que vous publiez un article sur le problème du transport clandestin, on assiste à un état d’alerte momentané au niveau des éléments de la Gendarmerie Royale. Ils manifestent plus de rigueur à l’égard des transporteurs dont certains  sont sanctionnés à titre de démonstration seulement puisqu’ils reprennent normalement et librement leur activité illégale au vu et au su des mêmes éléments qui les ont pénalisés auparavant», nous a confié un chauffeur de taxi.
Malheureusement, ce problème dure depuis plusieurs années prenant des formes scandaleuses et généralement humiliantes, car même les taxis autorisés optent pour la surcharge en embarquant 11 à 13 passagers dans des conditions loin d’être confortables ou sécurisées. L’on a même assisté à des scènes d’embarquement de femmes dans le coffre des voitures Peugeot au côté des chèvres et des légumes!
Il y a également les voitures de marque C15 qui occupent l’espace du transport collectif d’une façon massive depuis quelques années. A Hanchane située sur la route Essaouira-Marrakech, ces voitures s’activent dans les axes routiers le long de la journée, lors des souks hebdomadaires, fêtes et périodes de vacances scolaires, imposant ainsi une concurrence déloyale aux transporteurs autorisés tels les bus et les taxis.
«C’est une vraie atteinte à nos intérêts, parfois cela devient agaçant et frustrant. Les arrêts de bus sont à chaque fois envahis par les voitures de transport mixte ou celles du transport clandestin à quelques minutes seulement des passages des bus de notre compagnie qui fait des efforts pour améliorer la qualité de ses services, paye ses taxes et impôts. Ses intérêts sont censés être protégés par les services compétents qui doivent mettre fin à ces pratiques illégales», nous a déclaré un chauffeur de bus.
Une situation paradoxale qui n’a que trop duré surtout avec la promulgation du nouveau Code de la route : un gendarme qui exige le respect de la vitesse autorisée, le port de la ceinture de sécurité, mais qui tolère le transport des citoyens dans des voitures non autorisées et dans des conditions inhumaines et non sécurisées.

A.K
Samedi 21 Janvier 2012

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