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Le trafic d’ivoire pourrait faire disparaître les éléphants au Cameroun




Si l’éléphant est une espèce protégée au Cameroun, sa population est en chute libre. Chaque jour les chiffres tombent. 18 carcasses le 11 janvier, 5 le 17 janvier, 35 le 24 janvier, 37 le 25 janvier, etc. Depuis début 2012, pas moins de 144 cadavres d’éléphants ont été découverts.
Selon un expert en environnement, plus de 200 pachydermes auraient déjà été abattus dans le parc de Bouba N’Djida (nord-est du Cameroun) depuis le début de la saison sèche (octobre-avril), rapporte le quotidien de Yaoundé, Cameroon Tribune.
Les autorités locales tirent la sonnette d’alarme de peur d’arriver à l’extinction de l’espèce dans la région. Il n’en resterait que 150, précise le blog Afrique Horizons, une association française qui milite pour la conservation de la faune africaine et l‘aide aux communautés rurales.
A l’origine de ces massacres en série, une cinquantaine de cavaliers braconniers lourdement armés. Avec quelques complices locaux, il formeraient les maillons d’un vaste réseau de trafic d’ivoire, à destination de pays asiatiques, explique Cameroon Tribune.
La base arrière de ces groupements se trouverait au Tchad, voisin du nord, où ils ont déjà presque intégralement éliminé l’espèce.
Le conservateur du parc national, André Ndjidda, confiait en 2010 au quotidien camerounais Mutations Multimédia que «pendant des années, ces braconniers ont sévi dans le parc national de Zakouma, au Tchad, où ils ont décimé plus de 2.000 éléphants.»
Et depuis que le Tchad a renforcé la sécurité autour de ce parc, les chasseurs d’ivoire auraient mis le cap sur Bouba Ndjida.
Si le Cameroun est pourvu d’un patrimoine naturel exceptionnel, les touristes se font rares dans les parcs et réserves, peu attirés par les vieux hôtels et pistes mal entretenues. L’impact sur les animaux est direct. Moins il y a de passage à proximité des zones protégées, plus les chasseurs ont le champ libre.
Dernièrement, un accrochage avec les braconniers a coûté la vie à six militaires tchadiens qui essayaient de leur faire barrage, rapporte le quotidien de Yaoundé.
Pour le gouverneur de la région du Nord, Gambo Haman, la population locale laisse faire ne supportant plus les dégâts causés par les pachydermes, notamment le saccage des récoltes.
Les autorités locales ne disposent d’aucun moyen efficace pour lutter contre ces attaques et attendent des mesures plus globales, notamment à l’échelle régionale.
Les populations d’éléphants d’Afrique de l’ouest et centrale ne cessent de chuter depuis quelques années. Mais l’Afrique australe et de l’est sont aussi de plus en plus touchées par ce fléau, explique Afrique Horizons.

Libé
Jeudi 23 Février 2012

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