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Le théâtre de l’absurde s’invite à Casablanca

Lecture inédite de la tordante et décalée pièce “Théâtre sans animaux”




Le théâtre de l’absurde s’invite à Casablanca
Couronnée par le Molière de la meilleure pièce comique et du meilleur auteur francophone lors de la création en 2001, “Théâtre sans animaux” de Jean-Michel Ribes se retrouve à la Villa des arts de Casablanca le jeudi 21 novembre à 20 heures pour une nouvelle mise en scène par Pascale Rousseau et Thomas Sagnard de la compagnie l’Aparté.  “Théâtre sans animaux” s’inscrit dans cet ensemble de textes proposés par la compagnie l’Aparté. Ces lectures théâtrales se caractérisent par un cadre très simple, c’est-à-dire trois comédiens au maximum pour un rendez-vous mensuel récurrent.
Serions-nous des animaux? Telle est la problématique à laquelle Jean-Michel Ribes tente de répondre. Au cours de sa pièce, il se moque de notre bêtise, notre intelligence ainsi que de nos obsessions. Il  brouille les frontières, revendique le fantasque et le chimérique tout en offrant un spectacle déconcertant et insolite.
L’auteur précise en ouverture de la pièce  qu’il “aime beaucoup les étincelles des courts-circuits, les immeubles qui tombent, les gens qui glissent ou qui s’envolent. Ces petits moments délicieux qui nous disent que le monde n’est pas définitivement prévu et qu’il existe encore quelques endroits où la réalité ne nous a pas refermé ses portes sur la tête”.  Cette amorce expose la volonté d’opérer un éloge du sursaut questionnant le spectateur sur son existence et sa vision du réel. Derrière ses airs incongrus, la pièce est profonde et se moque des esprits trop étriqués et raisonnables.
L’inattendu et l’imprévisible se retrouvent dans les huit histoires de cette pièce. Pascale Rousseau et Thomas Sagnard de la compagnie l’Aparté joueront, lors de cette lecture, trois de ces saynètes : “Monique”, “Bronches” et “Tragédie”.
Dans la première saynète, un père s’aperçoit que sa fille de dix-huit ans se prénomme Monique : le choc est terrible, il cherche des explications. Au détour d’une conversation, elle lui avoue être amoureuse d’un lanceur de javelot international. Inopinément, le père se rassure. Dans  “Bronches”, Claudine et Jean se dirigent vers un magasin où celle-ci a travaillé pendant plusieurs années. Ils viennent faire des achats, mais Jean refuse d’enlever sa perruque Louis XV au prétexte que celle-ci l’empêche de reprendre la cigarette.  Quant à “Tragédie”, après avoir assisté à une première de Phèdre à la Comédie française, un des protagonistes refuse de féliciter la comédienne, ne voulant prononcer “même pas un petit bravo”.
De ces points de départ, les situations dérapent, la pièce passe du coq à l’âne, et l’absurde pousse au rire. Jean-Michel Ribes démontre habilement qu’il n’y a rien de plus sérieux que l’humour.

Danaé Pol
Lundi 18 Novembre 2013

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