Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le taux d’endettement du Maroc atteindra 60% du PIB

Bank Al-Maghrib prévoit une croissance inférieure à celle prévue par le gouvernement




Le taux d’endettement du Maroc atteindra 60% du PIB
La situation est on ne peut plus alarmante. A en croire le Wali de Bank Al-Maghrib, le taux de croissance du PIB sera inférieur en 2014 à celui prévu par le projet de loi de Finances. Il devra osciller au maximum entre 2,5 et 3,5 % au lieu de 4,2 % et les Marocains doivent s’attendre à une montée de la pression inflationniste avec un taux qui oscillera entre 2,1 et 2,%.
Intervenant au cours d’une conférence de presse tenue mardi dernier à Rabat pour annoncer le maintien du taux directeur de la banque à 3%, Abdellatif Jouahri n’a pas manqué d’annoncer que le taux d’endettement «va aller vers les 60% du PIB». Un taux préoccupant, mais l’important, selon lui est que « les choses  restent maitrisables par rapport aux engagements qui ont été pris dans le cadre de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL)».
Bref, tout n’est certes pas rose, mais le Maroc arrivera tant bien que mal à tenir la parole qu’il a donnée au FMI. «2013 sera à peu près conforme à ce que nous avons donné comme indication au Fonds monétaire international dans le cadre de la LPL, notamment un déficit de 5,5%, une réserve de change de quatre mois, (…) mais là, il faut signaler la tendance de l’endettement public à s’aggraver », a-t-il précisé. A ce propos, il a rétorqué à un journaliste qui lui demandait des précisions sur les conséquences de ce dérapage de l’endettement : «Vous prêchez à un convaincu qui a vécu le Plan d’ajustement structurel des années 80». Aussi a-t-il préconisé d’agir rapidement. «Il faut être conséquent avec soi-même étant donné que l’équation n’est pas facile et les mesures ne sont pas populaires ». Donc, souveraineté de la décision économique ou pas, il faudra trancher dans le vif, fût-il au détriment de la croissance et du pouvoir d’achat des classes à revenus modestes.  En attendant, Abdellatif Jouahri n’a pas omis de rappeler qu’il y a eu dérapage à fin 2012 et que cet exercice a pris fin sur un déficit budgétaire de 7,6%. Ce qui ne sera pas le cas cette année où grâce aux dons des pays du Conseil de coopération du Golfe encaissés comme recettes du Trésor, le Maroc verra son déficit s’établir à 5,5 %.
Quant à la croissance, elle gardera la tête hors de l’eau grâce à Dame nature dont la clémence a été exceptionnelle. « En 2013, nous allons avoir un taux de croissance qui oscillera entre 4,5 et 5% malgré la décélération des secteurs non-agricoles qui devrait se situer à moins de 3 %».

M.Taleb
Jeudi 19 Décembre 2013

Lu 1165 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs