Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le tassement de la commercialisation de l’immobilier n’affecte pas les cimentiers

Lafarge Maroc prêt à faire face à la reprise de la demande




Le tassement de la commercialisation de l’immobilier n’affecte pas les cimentiers
Malgré l’inflexion observée à partir du mois d’août dernier, Lafarge Maroc poursuit son développement et détient, à fin 2008, une part du marché de 40,6%. C’est ce qui a été annoncé, mercredi 25 mars, lors d’un point de presse organisée par les responsables de cette entreprise. Certes, une baisse du régime constatée dès le milieu de l’année dernière et a été confirmée à fin février dernier par rapport au même mois de 2008. Toutefois, ils prévoient une légère croissance de la demande de ciment. Ces projections sont fondées, selon Lafarge Maroc, sur les fondamentaux solides de l’économie marocaine et son système financier préservé des turbulences  mondiales. A cela s’ajoutent les besoins en logements. Le Groupe compte énormément sur le programme 140.000 DH pour contrebalancer le tassement observé de la commercialisation des projets réalisés et des mises en chantier. Ils tablent sur la convention du logement à bas coût. Les cimentiers garantissent le maintien des prix du ciment à leur niveau de janvier 2007 sur la période allant de 2009 à 2012.
Dans ce contexte, Lafarge Maroc poursuit sa politique d’investissement engagée depuis 10 ans en l’adaptant à l’évolution de la demande. D’après les dirigeants, il ne faut ni être à court de capacité ni investir trop tôt et immobiliser une masse financière importante et coûteuse. Cette politique se concrétisera aussi en utilisant à plein la marge de négociation nouvelle avec les équipementiers que lui offrent  le retournement  de l’économie mondiale et la baisse du cours de l’acier.
Cette même entreprise entend, dans ce sens, élargir sa gamme de produits sur l’ensemble de ses sites pour mieux l’adapter  à l’évolution des qualités d’usage attendues par ses clients.
Pour atteindre ses buts, Lafarge dispose d’un outil dont la modernisation a été achevée avec le nouveau refroidiseurs du four 1 de Meknès et l’installation d’un nouveau broyeur à Tanger, qui a porté la capacité de cete usine à 1,2 Mt de ciment. Le Groupe prétend aussi disposer de capacités suffisantes pour faire face à une reprise -même vive- de la demande: démarrage en mai 2009 de la dexième ligne de cuisson, et en juillet du nouveau broyeur de l’usine de Tétouan  dont la capacité sera portée à  2 Mt. L’entreprise prend en compte aussi la capacité de continuer de réduire les coûts de production grâce à la montée en puissance de la part de sa consommation d’électricité fournie par l’énergie éolienne: 8MW supplémentaires en décembre 2008 et 14MW en juin 2009.
A noter que Lafarge a engagé avec Nareva les études pour la construction  d’un nouveau parc éolien de 50 à 100MW. Cela est d’autant plus important qu’en mars 2009 le coût de l’électricité, qui pèse pour plus de 20% dans ses charges  variables, a augmenté de 18%.
Par ailleurs, 2008 a été une année contrastée: une vive progression par rapport à 2007 jusqu’à la fin d de juillet(15,7%) puis une forte inflexion de la croissance à partir du mois d’août (1, 5%) en moyenne, sur les cinq derniers mois de l’année. Les ventes ont été de 5. 705Mt (6,2%). Elles  ont progressé moins que le marché (9, 9%) du fait d’une référence 2007.
Au niveau des résultats, les statistiques divulguées indiquent que le résultat net consolidé, du fait de la suppression du bénéfice de la provision  pour investissement  progresse un peu moins: 1. 686 MDH. Le résultat d’exploitation courant augmente dans les mêmes proportions que le résultat  d’exploitation consolidé (20, 2%), à 1. 900 DMH. Par contre, la progression du résultat net est beaucoup plus forte(43%), à 1. 817 MDH du fait des nouvelles dispositions légales concernant les provisions pour investissement. De plus, la progression des résultats aurait justifié l’augmentation de 20% du dividende distribué. Il se montera à 60 dh par action.
Au niveau des autres activités, 2008 a été marquée par la consolidation du réseau du Groupe (Kénitra, Tanger, El Jadida-Jorf) et de réorganisation de la structure opérationnelle. Elle a été caractérisée par la poursuite de la montée en puissance du béton prêt à l’emploi dans la construction (taux de pénétration de 10%) et de celle des bétonniers indépendants (40% du marché). En revanche, les ventes ont reculé de 1, 5%.
De leur côté, Lafarge Granulats, Lafarge Plâtre Maroc et Lafarge Chaux Maroc ont réalisé des résultats encourageants d’une année à l’autre.


o Réduction du gaz à effet de serre
Lafarge se lance dans la production de l’énergie éolienne. L’électricité produite permettra en année pleine de couvrir environ 60% des besoins de l’usine, dont  la capacité sera de deux millions de tonnes dès avril 2009. En termes environnementaux, le gain annuel équivaudra à l’économie de 90. 000 tonnes de gaz à effet de serre qui auraient été nécessaires pour une production équivalente par des procédés traditionnels.


Mohamed Kadimi
Samedi 28 Mars 2009

Lu 298 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs