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Le sport au Ramadan, une distraction et une nécessité pour le corps




L'activité sportive occupe, aux côtés des coutumes et traditions qui s’imposent dans la vie moderne des jeûneurs, une place de choix durant les longues journées ramadanesques, surtout que le mois sacré coïncide cette année avec l’été.
L’activité physique, qui se veut un passe-temps pour certains et une nécessité pour le corps pour d’autres, pose la question de savoir si le sport et le Ramadan font bon ménage et si les diabétiques courent un risque en adoptant un programme exceptionnel durant ce mois.
Quelques dizaines de minutes avant la rupture du jeûne, on constate de longues rangées d’amateurs de marche tout au long de la corniche de Rabat qui a fait peau neuve, avec aménagement et élargissement de la chaussée afin d’assurer la fluidité de la circulation et la mise en place de pistes pour permettre aux piétons d’exercer en toute sécurité leur hobby.
Ainsi, jeunes et moins jeunes des deux sexes arrivent de plusieurs quartiers de la capitale, comme le démontre le nombre de voitures garées sous la supervision des agents de la sûreté omniprésents en prévision de tout embouteillage ou entrave de la circulation.
Le Ramadan constitue le moment opportun pour la majorité des gens qui pratiquent tous genres d’activités physiques, malgré le jeûne et la chaleur de l’été. Cet engouement est favorisé par la multiplication des terrains de proximité dans les différents quartiers de Rabat "ville des lumières, capitale culturelle du Maroc et capitale de la jeunesse arabe".
Ces infrastructures, convenablement équipées et sécurisées, offrent un service de bonne qualité aux jeunes et aux enfants, en leur permettant de pratiquer leur sport et jeux préférés à proximité de leur domicile. Elles contribuent également à lutter contre la délinquance.
A ce propos, Ahmed, chef de famille, indique à la MAP : "J’ai trois enfants et j’habite près de la corniche. Je les laisse jouer dans les terrains de proximité au basket-ball, volley-ball ou autres sports".
Il estime que ces terrains offrent une meilleure alternative aux clubs, étant donné que ces derniers se situent souvent loin du domicile et nécessitent un effort d’accompagnement des enfants.
Les terrains de proximité jouissent, en effet, d’un grand intérêt, notamment après le message Royal adressé aux participants aux Assises nationales du sport (mars 2013) qui a mis l’accent sur le développement des infrastructures locales. "Notre objectif ultime est de redynamiser la pratique du sport dans nos villes, nos villages et nos quartiers, surtout populaires, qui constituent un réservoir inépuisable de sportifs pour notre pays", avait indiqué le Souverain dans ce message.
En outre, la pratique du sport suscite des interrogations sur ses bienfaits ou, éventuellement, ses risques. Dans ce sens, les experts assurent que l’activité physique est de nature à préserver le sportif contre plusieurs maladies et troubles psychiques. Les médecins interrogés par la MAP affirment que la marche et les sports collectifs ont des bienfaits sur la santé physique et mentale, en apaisant la pression et en boostant le moral.
Selon les spécialistes de la médecine de sport, il est prouvé que le sport pendant le Ramadan est plus bénéfique pour la condition physique et la prévention des maladies, sachant que "le degré du bienfait dépend de l’âge, de l’état physique, du type du sport et de la manière, du temps et de la cadence de sa pratique".
Pour tirer bénéfice de l’activité physique, il faut choisir le bon moment pour les exercices. Hors Ramadan, certains choisissent le petit matin pour pratiquer du sport, alors que d’autres préfèrent la fin de la journée.
Durant le Ramadan, si l’objectif est de stabiliser le poids, stimuler la circulation sanguine ou se relaxer, les experts conseillent de pratiquer des exercices légers ou moyens trois ou quatre heures après la rupture du jeûne.
Mais, s’il s’agit de perdre du poids ou de réguler le cholestérol, les experts et médecins conseillent de faire du sport intense une ou deux heures avant la rupture du jeûne.
Dans l’ensemble, toute personne peut choisir le moment opportun, selon son programme quotidien et ses capacités physiques, et adapter son effort progressivement durant ce mois sacré.

Par Farid Benmesbah (MAP)
Mercredi 15 Juin 2016

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