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Le spectre du chômage planera sur 2015 Selon le Centre marocain de conjoncture, l’année sera néanmoins assez prometteuse


Le Maroc affiche de bons indicateurs économiques avec une hausse prévisible du prix intérieur brut (PIB) de 4,9% en 2015. Et pour faire deux poids deux mesures, le taux de chômage (affectant particulièrement les jeunes) reste hélas élevé malgré ce regain de croissance
envisageable, tiré notamment par le secteur agricole ainsi que le comportement de la demande intérieure.



Le spectre du chômage planera sur 2015 Selon le Centre marocain de conjoncture, l’année sera néanmoins assez prometteuse
Dans sa dernière note, le Centre marocain de conjoncture (CMC) annonce que les perspectives d’évolution de l’activité économique pour 2015 seront sensiblement plus favorables. En effet, le Maroc affiche de bons indicateurs économiques avec une hausse prévisible du produit intérieur brut (PIB) de 4,9%. Quant aux principaux facteurs agissant sur la dynamique de croissance, ils présentent des configurations en nette amélioration tant sur le plan de l’environnement économique interne qu’externe.
Au niveau mondial, les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI) font état d’une croissance de l’économie mondiale qui devrait connaître un net raffermissement pour atteindre un taux moyen de 3,9 % au terme de l’année 2015, en hausse de 0,3 point par rapport à l’exercice actuel. Et en définitive, ajoutent ces projections, ces perspectives, aussi favorables soient-elles, n’auraient qu’une faible incidence sur l’évolution des prix et sur le taux d’inflation projeté pour l’ensemble des pays industrialisés.
Sur le plan national, la note du CMC compte principalement sur la campagne agricole pour sortir l’économie nationale de l’ornière et atteindre une croissance positive.
La saison prochaine pourrait, dans ce sens, tirer son épingle du jeu avec des précipitations plus abondantes  par rapport aux résultats insuffisants enregistrés lors de l’année agricole 2013-2014 et le secteur primaire enregistrer un redressement significatif de la production comparativement à l’exercice précédent.
En fait, le rapport explique également que la programmation budgétaire pour l’exercice à venir pourrait aussi apporter un soutien accru à l’activité économique et à la croissance à travers le renforcement de l’investissement public. Concernant ce point, un coup de pouce pour assouplir les contraintes financières est fortement souhaitable.
Cependant, comme dit la chanson : « Que sera sera »…
Bonne nouvelle pour l’année prochaine. Le Centre marocain de conjoncture (CMC) annonce la couleur d’une bonne croissance. Des perspectives d’évolution de l’activité économique semblent, ainsi, sensiblement plus favorables comparativement aux tendances actuelles de l’activité. D’après la note de juillet 2014 du CMC, les principaux facteurs agissant sur la dynamique de croissance présentent des configurations en nette amélioration tant sur le plan de l’environnement économique interne qu’externe. Seul bémol allant au-delà de ce constat, a priori optimiste, est qu’en matière d’emploi, cette évolution ne serait pas d’un grand impact, ni moyen d’ailleurs, mais plutôt faible. Selon un économiste de la place, il n’y a pas de quoi se frotter les mains face à ces perspectives. Quoique les plus avertis, ajoute-t-il, sachent pertinemment qu’en période mondiale de «vaches maigres», le Maroc s’en sort assez bien, mis à part bien sûr, la situation du chômage patent dans le pays qui est loin de mettre du baume au cœur.
 
Entre optimisme et réalité
Constat mondial corroboré par les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI). Celui-ci confirme en effet que la croissance de l’économie mondiale devrait connaître un net raffermissement pour atteindre un taux moyen de 3,9% au terme de l’année 2015, en hausse de 0,3 point par rapport à l’exercice actuel. Et en définitive, ajoutent les projections, ces perspectives, aussi favorables soient-elles, n’auraient qu’une faible incidence sur l’évolution des prix et le taux d’inflation projeté pour l’ensemble des pays industrialisés (et plus particulièrement aux Etats-Unis, en Europe et au Japon) ne devrait pas dépasser 1,5% en dépit de l’instabilité qui prévaut sur les marchés internationaux des matières premières et de l’énergie. A noter, par ailleurs, que la consolidation de la croissance devrait induire une intensification des échanges commerciaux dont le volume global enregistrerait une croissance atteignant 4,3% au terme de l’exercice à venir.
Le rapport du CMC met ainsi en exergue, sur le plan interne, une croissance qui promet d’être en 2015, largement conditionnée par les résultats de la campagne agricole et du comportement de la demande intérieure, que ce soit de consommation ou d’investissement en plus du programme de politique économique dans ses volets budgétaire, monétaire et financier. En résumé et sur la base des projections, les hypothèses tablent sur des configurations tendancielles assez favorables compte tenu des informations actuellement disponibles et aussi de leurs évolutions les plus probables dans les mois à venir.
Pour ce qui est de la campagne agricole de 2015, la dernière note du CMC nourrit de grands espoirs avec une pointe d’optimiste de bon aloi. L’on précise, en effet, que les perspectives prévues pour 2015 pourraient fausser la donne. La saison prochaine, espère-t-on, pourrait tirer son épingle du jeu avec des précipitations plus abondantes  par rapport aux résultats insuffisants enregistrés lors de l’année agricole 2013-2014. Et d’ajouter, sous la simple hypothèse d’une campagne agricole se situant au niveau de la moyenne des cinq dernières années, le secteur primaire pourrait enregistrer un redressement significatif de la production comparativement à l’exercice précédent. Dans la foulée, il est à noter que la configuration sectorielle de la nouvelle dynamique de croissance fait apparaître une contribution significative mais différenciée selon les branches d’activité. Ainsi, la valeur ajoutée agricole afficherait sous réserve d’une bonne récolte céréalière une progression estimée sur la base des structures de production actuelles à 10,7% en termes réels. Pour sa part, le secteur des industries manufacturières progresserait, note-t-on, à un rythme légèrement plus soutenu que celui de l’exercice précédent, soit un taux de croissance en volume de 2,7%.
 
La croissance requiert 
la prudence
Résultat des courses, la demande intérieure de consommation mais aussi celle de l’investissement devraient dans une telle perspective bénéficier des effets induits de cette reprise et enregistrer un regain de dynamisme.
Regain de dynamisme dû également au raffermissement de la demande extérieure qui ajoute son grain de sel, résultant d’une croissance plus soutenue des principaux partenaires commerciaux du Maroc, notamment dans la zone Euro. Et last but not the least, les orientations de la politique économique. En fait, le rapport explique que la programmation budgétaire pour l’exercice à venir pourra apporter un soutien accru à l’activité économique et à la croissance à travers le renforcement de l’investissement public. Concernant ce point, un coup de pouce pour assouplir les contraintes financières est fortement souhaitable. Quant au plan monétaire et financier, ajoute-t-on, les orientations pour l’année à venir devront s’inscrire globalement dans la continuité des années précédentes avec comme objectifs prioritaires : la maîtrise de l’inflation et la stabilité du taux de change. Ces objectifs impliquent pour les autorités monétaires, conseille-t-on, une gestion prudente de la liquidité, du taux d’intérêt et du taux de change. La conjecture la plus plausible, est-il rapporté, dans les projections de croissance concernant la parité monétaire, est, dans ces conditions, le maintien de la valeur du dirham par rapport à la monnaie européenne au niveau moyen de l’année 2014.
Tout cet assemblage de suppositions fait apparaître un redressement du cycle des affaires en 2015 avec un taux de croissance, atteignant 4,9%. Cette perspective implique une forte inflexion dans le sentier de croissance par comparaison à la situation de ralentissement qui a marqué l’exercice précédent. On rappellera, en effet, que l’année 2014 devait enregistrer l’une des plus faibles performances au cours des dernières années tant au niveau de la production que de la demande et des revenus avec un taux de croissance qui se réduirait en toute probabilité à 2,6%. L’autre prévision, précise le rapport, a trait aux activités du bâtiment et travaux publics qui devraient consolider la dynamique de reprise engagée ces derniers mois avec la relance de l’habitat social et des investissements en matière d’infrastructures de base. 
 
Des prévisions 
encourageantes
Au terme de l’année 2015, la valeur ajoutée de ces activités devrait enregistrer une progression de 2,7%. Il en est de même des secteurs du transport, des télécommunications et des autres services marchands dont les niveaux d’activité seraient tirés par une demande de consommation plus vigoureuse ainsi que par le développement des activités des industries de transformation, du bâtiment et du tourisme. Le secteur du commerce n’est pas en reste des perspectives du CMC. Tirant profit de l’expansion aussi bien de la production intérieure que des importations, cette activité devrait évoluer au cours de l’année 2015 dans des conditions plus favorables et réaliser une croissance de 4,5%.
Le scénario prévisionnel fait également ressortir une consommation des ménages qui, dans cette perspective porteuse, montrerait davantage de vitalité en enregistrant un accroissement en valeurs courantes de 5,8%.
 S’agissant des échanges extérieurs tels que projetés dans cette simulation, ils devraient, de leur côté, contribuer positivement à la croissance. Les flux des importations poursuivraient selon toute probabilité leur évolution tendancielle; le taux d’accroissement de cet agrégat en valeurs courantes escompté pour l’année 2015 serait de l’ordre de 3,9%. Les exportations connaîtraient, quant à elles, un léger redressement à la faveur de la reprise de l’activité économique dans les principaux pays partenaires du Maroc. Le taux de progression des exportations en valeurs nominales pourrait ainsi atteindre 5,1% environ au terme de l’année 2015. Le schéma prévisionnel retient enfin une légère inflexion de tendance en matière d’inflation. Les prix à la consommation devraient, sous l’effet d’un redressement significatif de la demande mais aussi du renchérissement des produits importés, connaître un accroissement plus soutenu que l’exercice précédent avec un taux d’inflation de l’ordre de 2,2%.
Pavé dans la mare : au final, tous ces développements qui apparaissent favorables ne font presque pas bouger d’un iota la courbe du chômage puisque le redressement de l’activité, dominée par le secteur agricole, se révèlerait d’un faible impact sur l’emploi. In fine, les tableaux roses dépeints se sont effeuillés en réalité tristement fanée. Vivement des perspectives d’avenir pour la frange de la société sans emploi ! Vivement une forte création d’emplois qui redonnera le sourire aux gens qui n’aspirent finalement qu’à vivre dignement ! Dans le même ordre d’idées, pourquoi ne pas impliquer socialement certaines entreprises privées dans l’accès à l’assurance chômage, à l’instar de pays voisins? Conditionné bien évidemment à une durée minimale d’emploi au cours d’une période de référence déterminée, cette initiative serait fort louable pour de pauvres travailleurs qui se sont retrouvés à faire la manche, sans aucune forme de reconnaissance après avoir trimé presque toute leur vie. Un fameux proverbe ne dit-il pas que l’espoir fait vivre?
 

Meyssoune Belmaza
Dimanche 3 Août 2014

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