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Le sort de Berlusconi à nouveau en balance

Probable exclusion du Cavaliere du Parlement




Le sort de Berlusconi  à nouveau en balance

Une commission du Sénat se penche ce lundi sur le sort de Silvio Berlusconi, qui risque une exclusion rapide du Parlement après sa condamnation pour fraude fiscale.
Sur le papier, pas de suspense: en vertu de la loi Severino adoptée en 2012, le Cavaliere doit être privé de son fauteuil de sénateur et devenir inéligible, après la confirmation en Cassation le 1er août d'une peine de prison à son encontre, sa première condamnation définitive en 20 ans de péripéties judiciaires. "La loi est égale pour tous", a rappelé ces derniers jours le président du Sénat, Piero Grasso, en citant la devise affichée dans tous les tribunaux italiens. Mais berlusconiens et anti-berlusconiens savent que le magnat des médias milliardaire ne s'avoue jamais vaincu.
Depuis des semaines, il refuse de demander une grâce au président Giorgio Napolitano car cela impliquerait qu'il reconnaisse sa culpabilité, alors qu'il se dit victime d'une persécution de magistrats de gauche. "On veut éliminer politiquement mon père", a déclaré l'une de ses filles Barbara au journal Messagero samedi.
Des tractations se poursuivraient en coulisses pour éviter à l'ex-chef du gouvernement, qui aura bientôt 77 ans, l'humiliation d'un vote au Parlement qu'il a qualifié de "peloton d'exécution".
Un premier vote est prévu mercredi ou jeudi et les partis de gauche, majoritaires au sein de la commission, ont déjà annoncé qu'ils se prononceraient pour la déchéance et l'inégibilité du Cavaliere: deux sanctions qui, pour entrer en vigueur, nécessitent un autre scrutin en assemblée plénière.
"Si après avoir été jugé et condamné, Berlusconi s'en sort encore une fois, cela voudra dire qu'il est le plus fort de tous", a estimé Antonio Padellaro, directeur du journal de gauche Il Fatto Quotidiano, interrogé par la chaîne Sky TG24.
M. Padellaro a ironisé sur l'alternance de déclarations de guerre puis de paix de Berlusconi contre le gouvernement d'Enrico Letta, qui unit de façon inédite la droite et la gauche.
"Tous les faucons, colombes, pythons ou hérons du PDL doivent leur poste à Berlusconi donc si le patron leur donne un ordre, tous les animaux du zoo le suivront", a-t-il estimé, ajoutant avoir "l'impression qu'il n'y aura pas de crise du gouvernement".
Enrico Letta s'est lui aussi monter confiant dimanche soir : "Je pense que le PDL ne quittera pas la coalition. Ce n'est pas un problème de mon gouvernement (...), c'est un problème du Parlement", a-t-il commenté après avoir toutefois prévenu contre l'instabilité politique dans le pays.
Les sondages d'opinion montrent que les Italiens, plus préoccupés par la récession et le chômage que par le sort de Berlusconi, préfèreraient garder cet exécutif né il y a moins de quatre mois.

AFP
Mardi 10 Septembre 2013

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