Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le secteur public appelé à tirer la locomotive de la gendérisation




Le secteur public appelé à tirer la locomotive de la gendérisation
Malgré leur place croissante dans le monde du travail, les femmes sont encore largement minoritaires aux postes de décision. Le «plafond de verre» (l’ensemble des obstacles que rencontrent les femmes pour accéder à des postes élevés dans les hiérarchies professionnelles) qui entrave leur carrière constitue une réalité indéniable mais qui résiste à toute explication simpliste. Ce qui amène indéniablement à la question de la gendérisation de la Fonction publique. Un thème qui enflamme les débats et qui constitue un passage obligé vers la démocratisation. C’est  d’ailleurs celui choisi par le Connecting group qui a tenu ce samedi à Rabat une conférence régionale avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté. Beaucoup d’impressions, mais une même appréciation revient comme un leitmotiv : bien, mais doit mieux faire.
C’est ce qu’a voulu exprimer Hakima El Haité, présidente du Connecting group en indiquant  que «si on regarde à travers un rétroviseur, les choses ont beaucoup évolué, on nourrit une grande ambition pour atteindre 50% de femmes dans les postes de décision». La barre est placée assez haut et nécessite de ce fait un long souffle puisqu’actuellement on en est juste à 16%. Un chiffre que le ministère de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration s’est engagé à élever à 22% d’ici fin 2014. Il pourrait même aller jusqu’à proposer une proportionnalité dans la Fonction publique. Il va sans dire que l’administration  devrait donner l’exemple. Si le secteur public accorde le pouvoir aux femmes, le privé suit automatiquement. Tout le monde s’accorde à dire que le Maroc dispose d’un grand potentiel que sont les femmes et qu’il aura tout à gagner en jouant à fond cette carte. Mais parfois on leur reproche leur manque de «punch». Quand il y a un appel à candidature, les femmes sont parfois réticentes comme cela a été souligné lors de  l’une des interventions. Peut-être est-ce p,arce qu’elles sont très exigeantes vis-à-vis d’elles-mêmes. D’aucunes rétorquent qu’en fait elles sont victimes de discrimination et que les conditions à remplir sont parfois plus ardues que pour leurs collègues.
Par ailleurs, les facteurs d’explication sont à la fois nombreux et hétérogènes. Si les femmes sont parfois l’objet de harcèlement ou de pratiques discriminatoires, il reste que le plafond de verre ne s’explique pas principalement par une discrimination active. Un certain nombre d’études mettent en avant des facteurs psychologiques liés au poids des stéréotypes et des normes. Le constat est sans appel, les femmes sont tenues de concilier vie publique et vie privée et c’est un challenge assez handicapant. Cependant, comme l’a rappelé la présidente du Connecting group «nous soufrons des mêmes maux à travers le monde; pourtant certains Etats ont réussi à sortir du lot comme les Pays nordiques qui ont développé une infrastructure sociale (crèches, cantines, gardes d’enfants…) à même de favoriser l’épanouissement des femmes.
Nezha Mounir

Lundi 17 Février 2014

Lu 422 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs