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Le secteur automobile rattrapé par la crise

Troisième mois consécutif de baisse pour les ventes




Le secteur automobile rattrapé par la crise
Apparemment la crise économique que traverse le Maroc ne semble épargner aucun secteur. C’est maintenant au tour des importateurs de véhicules d’en subir l’impact.
Après quatre mois de hausses consécutives jusqu’à la fin d’avril, les ventes  automobiles ont été rattrapées, depuis le mois de mai, par les effets de la conjoncture économique difficile que connaît  le Maroc depuis l’année dernière. Les dernières statistiques de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) font état d’une régression de 7,1% des ventes de véhicules neufs à 73218 unités à fin juillet 2013 comparativement à une année auparavant. Le recul est ressenti au niveau des ventes des véhicules particuliers (VP) qui s’établissent à environ 65346 unités, en recul de 8,7%. A l’opposé, dans une croissance supportée essentiellement par la bonne campagne agricole, le segment des véhicules utilitaires légers (VUL) affiche une hausse de 9% grâce à l’écoulement de près de 7 872 unités.
Dans ce contexte, les valeurs de deux concessionnaires cotés à la Bourse de Casablanca, ont été négativement impactées par cette baisse. En effet, l’évolution annuelle des valeurs d’Ennakl et d’Auto Nejma affiche des performances négatives respectives de -18,66% et -19,94%. Les valeurs de l’Auto Hall sont les seules à suivre un bon comportement depuis le début de 2013 avec une performance annuelle positive de 27,55%.
Des évolutions qui n’étaient pas prévues par les concessionnaires. Ces derniers, motivés par le fait que leur secteur avait évolué l’année dernière à contre-courant de la situation difficile que vit l’économie nationale, étaient, pourtant, optimistes pour 2013, car ils tablaient sur une hausse annuelle des ventes de 5 à 7%.
La résilience du secteur en 2012 a permis même aux analystes de prédire une poursuite sur un trend haussier durant l’année en cours, d’autant que l’année avait bien commencé pour les concessionnaires-distributeurs automobiles.  A titre d’exemple, ceux d’Upline tablaient sur une croissance annuelle sectorielle autour de 7% à 140 000 unités écoulées sur le marché.
Mais l’évolution des choses est allée autrement. Le secteur passe un été des plus défavorables des dernières années. Une situation qui peut être attribuée à plusieurs facteurs, entre autres, le recul du pouvoir d’achat et les effets négatifs de la majoration des tarifs des vignettes automobiles.
En ce qui concerne le recul du pouvoir et des intentions d’achat, il est à rappeler que la situation financière des acheteurs potentiels s’est détériorée au cours du deuxième trimestre. En atteste l’enquête de conjoncture du Haut-commissariat au plan, qui a relevé  une détérioration de  4,2 points par rapport à un trimestre auparavant et de 7,2 points en comparaison avec la même période de 2012. Du coup, ils sont de plus en plus rares à pouvoir constituer une épargne pour financer un tel achat. D’autant plus que 85,1% pensent ne pas pouvoir épargner au cours des 12 prochains mois. Ce qui a, de ce fait, impacté les intentions d'achat qui sont de plus en plus en baisse. 52% des ménages jugent toujours peu opportun de faire des achats de biens durables.
S’agissant des mesures fiscales, il est à rappeler qu’à partir de janvier dernier, la DGI avait opté pour une majoration des tarifs appliqués en termes de vignettes pour les voitures de puissance fiscale de 11 chevaux et plus. Les véhicules dont la puissance fiscale va de 11 à 14 chevaux ont été ainsi taxés à 3.000 DH pour la motorisation essence au lieu de 2000 DH, soit une augmentation de 50%. Pour ce qui est des véhicules à moteur diesel, ils ont vu le prix de leurs vignettes passer de 5.000 à 6.000 DH, soit une augmentation de 20%.
Quant aux véhicules de puissance fiscale égale ou supérieure à 15 chevaux, la taxation avait doublé. S’agissant de la version  essence, elle est passée de 4000 à 8000 DH, soit une hausse de 100%. Concernant les véhicules à moteur gasoil, ils ont connu la même hausse passant de 10.000 à 20.000 DH.

Mohammed Taleb
Mardi 27 Août 2013

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