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Le secrétaire d'Etat américain en visite surprise au Caire plaide la démocratie

Lourdes sanctions contre la presse mise au même banc que la confrérie




Le secrétaire d'Etat américain en visite surprise au Caire plaide la démocratie
Un tribunal égyptien a condamné lundi à sept ans de prison trois journalistes de la chaîne qatarie Al-Jazeera, accusés de soutenir les Frères musulmans du président destitué Mohamed Morsi, cible d'une implacable et sanglante répression.
Le journaliste égypto-canadien Mohamed Fadel Fahmy, chef du bureau d'Al-Jazeera avant que la chaîne ne soit interdite en Egypte, son confrère australien Peter Greste et l'Egyptien Baher Mohamed étaient détenus depuis près de 160 jours. Dans cette affaire, qui a provoqué un tollé international, neuf autres accusés dont deux journalistes étrangers --jugés par contumace-- ont été condamnés à 10 ans de prison. Les trois autres journalistes étrangers poursuivis - deux Britanniques et une Néerlandaise - ont fui l'Egypte dès les premières arrestations. 
L'Egypte considère Al-Jazeera comme le porte-voix du Qatar, auquel elle reproche son soutien aux Frères musulmans alors que Doha dénonce ouvertement la répression contre les pro-Morsi.
En visite au Caire dimanche, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a appelé l'Egypte à préserver la liberté de la presse, estimant que la transition post-Morsi était à "un moment critique" alors que les 20 accusés dans cette affaire qui a provoqué un tollé international, comparaissaient devant la justice égyptienne. 
Les Etats-Unis ont débloqué 572 millions de dollars d'aide à l'Egypte il y a une dizaine de jours après avoir obtenu le feu vert du Congrès, ont annoncé dimanche des responsables américains à l'occasion de la visite surprise au Caire du secrétaire d'Etat John Kerry.  Cette tranche représente une partie de la substantielle aide américaine à son grand allié arabe -1,5 milliard de dollars, dont quelque 1,3 en aide militaire- qui avait été gelée en octobre, l'administration américaine la conditionnant à la mise en place de réformes démocratiques après la destitution et l'arrestation du président islamiste Mohamed Morsi. 
Ce procès intervient après qu’un tribunal égyptien a confirmé samedi les condamnations à mort de 183 partisans présumés du président islamiste déchu Mohamed Morsi, dont le chef de sa confrérie désormais interdite des Frères musulmans, Mohammed Badie.
 Un verdict confirmé, après avis purement consultatif du mufti, le représentant de l'islam auprès des autorités. C’est l’épilogue d'un procès expéditif de masse mené tambour battant par le juge Saïd Youssef Sabry, connu pour sa sévérité et qui a interdit aux journalistes d'accéder au tribunal à Minya (centre). 

AFP
Mardi 24 Juin 2014

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