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Le régime syrien poursuit ses tueries : Annan à Ankara après l’échec de ses entretiens à Damas




Le régime syrien poursuit ses tueries : Annan à Ankara après l’échec de ses entretiens à Damas
L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, était attendu lundi à Ankara après ses entretiens à Damas avec le président Bachar al-Assad, a-t-on indiqué lundi de source officielle.
"M. Annan sera à Ankara dans l'après-midi et aura un entretien avec le Premier ministre" Recep Tayyip Erdogan sur ses contacts à Damas, a souligné cette source à l'AFP. A l'issue de cet entretien, à huis clos, il devait aussi s'entretenir avec le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu à l'occasion d'un dîner de travail.
En revanche, M. Annan qui a prévu de quitter la capitale turque mardi matin, n'aura pas le temps d'aller visiter des camps de réfugiés syriens dans la province turque de Hatay (sud), comme il en avait exprimé le souhait au préalable, a-t-on ajouté de même source.
L'émissaire international a conclu dimanche une mission à Damas sans parvenir à un accord pour mettre fin à un an de violences. Il s'est rendu ensuite au Qatar.
Les violences en Syrie ont fait plus de 8.500 morts depuis le début, en mars 2011, d'une révolte populaire réprimée dans le sang par Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Les Syriens ayant trouvé refuge en Turquie, qui a rompu avec son allié syrien du fait de la répression, sont hébergés dans des camps à la frontière avec la Syrie où sont aussi basés des membres de l'Armée syrienne libre (ASL) qui a mené plusieurs opérations meurtrières contre l'armée syrienne.
Au total 12.605 Syriens ont trouvé refuge depuis le début en mars 2011 de la révolte en Syrie, selon un dernier bilan officiel turc fourni lundi, un chiffre qui augmente d'une centaine de personnes à peu près chaque jour depuis que l'armée syrienne organise des opérations ces dernières semaines dans des agglomérations situées à proximité de la frontière turque.  Par ailleurs, Une cinquantaine de corps de femmes et d'enfants ont été retrouvés dans la ville syrienne de Homs (centre), un "massacre" attribué lundi par l'opposition aux forces du régime et par les médias officiels à des "gangs terroristes".
Les photos et les vidéos diffusées par les militants montrent des images insoutenables d'enfants à la tête ensanglantée et au visage mutilé, ainsi que des corps complètements carbonisés.
Le Conseil national syrien (CNS), principale formation de l'opposition, a précisé que le "massacre" avait été perpétré dimanche et dit "mener les contacts nécessaires avec l'ensemble des organisations et des pays amis du peuple syrien en vue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité" de l'ONU.
Le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a confirmé à l'AFP ces tueries dans le grand quartier de Karm al-Zeitoun, dont une partie est contrôlée depuis quelques jours par l'armée et l'autre par les militaires dissidents.
"Des centaines de familles ont fui Homs dans la nuit, notamment du quartier de Karm al-Zeitoun, par crainte de nouveaux massacres par les forces du régime" et "beaucoup ont passé la nuit en plein air", selon lui.
"Les corps d'au moins 26 enfants et 21 femmes ont été retrouvés dans les quartiers de Karm al-Zeitoun et Al-Adawiyé, dont certains égorgés, d'autres poignardés par les chabbiha", les milices pro-régime, a affirmé à l'AFP Hadi Abdallah, militant local de la Commission générale de la révolution syrienne.
La télévision d'Etat a accusé des "gangs terroristes armés" d'avoir "kidnappé des citoyens à Homs et de les avoir tués et filmés pour susciter des réactions internationales contre la Syrie", et affirmé que les "autorités compétentes ont délivré les habitants de Karm al-Zeitoun à des terroristes".
"Les gangs terroristes armés nous ont habitués à commettre plus de crimes avant les réunions du Conseil de sécurité", a-t-elle indiqué, dénonçant une "hystérie médiatique terroriste contre la Syrie". L'AFP n'est pas en mesure de confirmer ces informations en raison des restrictions draconiennes imposées aux médias pour la couverture de la crise en Syrie, où le régime de Bachar al-Assad réprime depuis un an dans le sang une contestation populaire qu'il assimile à du "terrorisme".
 "Nous appelons sans détour à une intervention militaire étrangère, à des frappes contre le régime et à armer l'ASL".
"Nous ne voulons plus de paroles, cela fait des mois que les Etats-Unis et les autres appellent Bachar à cesser les violences, mais il continue de tuer les gens. Ça suffit, s'ils n'ont rien d'autre à dire, qu'ils se taisent", a ajouté  Hadi Abdallah.

AFP
Mardi 13 Mars 2012

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