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Le procès du rappeur tunisien Weld el 15 reporté au 2 juillet

Don Big/looser accusé de monter la vague




Le procès du rappeur tunisien Weld el 15 reporté au 2 juillet
Le procès en appel du rappeur tunisien Weld el 15 qui devait avoir lieu mardi a été reporté au 2 juillet prochain. Après avoir été condamné, en première instance, à deux ans de prison ferme pour une chanson intitulée «Boulicia kelb» (Les policiers sont des chiens), le rappeur tunisien Weld el 15, de son vrai nom Alaa Eddine Yacoubi, a été déféré mardi devant ses juges de la Cour d’appel. L’acte d’accusation n’est autre que celui qui a pesé il y a plus d’une année sur le rappeur marocain Mouad El Haqued. Diffusé en mars sur YouTube, le morceau composé en prison, a été considéré comme «Outrage à un fonctionnaire», «outrage à la pudeur» ou encore «imputation à un fonctionnaire de faits illégaux sans en établir la véracité». Pour cet opus, le rappeur qui avait été condamné en 2012 à neuf mois de détention pour « consommation de cannabis », y évoque son expérience, la persistance des violences policières et l’injustice du système. «Président, avocats, policiers, juges.../ Vous avez fait pleurer mon père, je ferai en sorte que le vôtre soit brûlé (…) A l’Aïd j’aimerais égorger un policier au lieu d’un agneau/ Coc-coc-cocaïne, zatla [cannabis], vitamines/ C’est vous qui les rapportez puis vous nous demandez d’où ça vient/ C’est vous les trafiquants, vous nous démolissez depuis qu’on est jeunes avec ces produits. (…) On pensait qu’il y avait eu une vraie révolution, mais on s’est fait entuber.», peut-on écouter sur YouTube.
Sur le maquis virtuel, les rappeurs du monde, en particulier les Maghrébins, ne ménagent aucun effort pour supporter celui qui estime que la révolution tunisienne n’en est pas une, tout simplement. Le «big» rappeur marocain «Al Khasser» a exprimé sa solidarité avec Weld el 15, ce qui lui a attiré la foudre des rappeurs révoltés. «Pure hypocrisie, lui qui ne s’est jamais solidarisé avec le rappeur Mouad El Haqed, ni avec Bziz ou tout autre artiste réprimé, l’a fait simplement parce qu’il s’agit d’un étranger, un Tunisien en particulier, pour ainsi garder les bon rapports avec Shab lhal (maîtres de situation) au Maroc », déclare à Libération le jeune rappeur marocain Hamza Chahlaf, du groupe «Lbasslin».  Sur sa page Facebook, le «big –looser-» avait écrit qu’«il n’est pas obligé d’être solidaire avec Mouad El Haqed, car ce dernier n’est pas un artiste et qu’il est simplement une icône du 20 Février». Rien à dire, voilà quelqu’un qui pourrait déjà distinguer un artiste  de celui qui ne l’est pas.

Mustapha Elouizi
Lundi 1 Juillet 2013

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