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Le procès Bo Xilai tient en haleine toute la Chine

L’accusé dénonce les mensonges de son ex-chef de la police




Le procès Bo Xilai tient en haleine toute la Chine
Le dirigeant déchu Bo Xilai, dont le procès tient en haleine la Chine, a accusé dimanche son ex-chef de la police d'avoir menti sur la violente altercation qui avait précipité leur chute retentissante.
  "Wang Lijun a menti durant ce procès et son témoignage n'est absolument pas digne de confiance", a attaqué Bo, en qualifiant de "vil personnage" son ancien bras droit, auquel il avait été confronté le veille.
Bo Xilai est jugé depuis jeudi pour corruption, détournement de fonds et abus de pouvoir dans un tribunal de l'est du pays. La brutale disgrâce l'an dernier de ce sexagénaire charismatique, promis aux plus hautes fonctions dans l'équipe dirigeante de la deuxième puissance mondiale, avait créé une onde de choc dans l'appareil communiste et le pays.
Malgré l'apparente transparence des débats contradictoires, les autorités contrôlent étroitement ce procès sensible qui s'achèvera, de l'avis des experts, par l'annonce d'un verdict de culpabilité déjà décidé par la direction communiste.
Durant son témoignage, Wang Lijun a décrit la fureur de son ancien patron qu'il venait de prévenir des suspicions visant son épouse, Gu Kailai, dans le meurtre d'un Britannique longtemps proche du couple, Neil Heywood.
Les deux hommes ont pourtant longtemps travaillé en bonne entente, quand Bo Xilai dirigeait le Parti communiste de la métropole de Chongqing (sud-ouest de la Chine), dont l'essor époustouflant servait ses grandes ambitions politiques.
M. Bo avait démenti en bloc jeudi et vendredi avoir reçu l'équivalent de 2,67 millions d'euros en pots-de-vin, incluant une villa en France, de la part de deux hommes d'affaires.
Puis, pour la première fois depuis le début de son procès, il avait admis samedi "assumer une certaine responsabilité" dans un détournement de cinq millions de yuans (612.000 euros) de fonds publics au profit de sa femme Gu Kailai. Il avait également reconnu des "erreurs" dans les suites dramatiques de l'assassinat par son épouse de Neil Heywood, empoisonné en novembre 2011 à Chongqing.
Au cours de ce procès émaillé de révélations sur la vie dorée et les vicissitudes des intimes de Bo, le dirigeant déchu a qualifié sa femme de "folle" et de "menteuse" et reconnu des liaisons extraconjugales.
L'audience du procès, d'une durée plus longue que ce que prévoyaient les experts, a été ajournée dimanche, avec une reprise prévue lundi.

AFP
Lundi 26 Août 2013

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