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Le prisme tactique : Une victoire d’opportuniste du FUS




Le FUS de Rabat a assuré 
sa qualification en quart 
de finale de la Coupe de la CAF grâce à une 
victoire étriquée, qui fait l’éloge de la ténacité 
et du coup d’œil tactique 
de son technicien en chef.                          
  

Mené avant la pause, il lui a fallu avoir en magasin quelque chose d'intime et de collectif pour sortir d'une pareille situation. Ce n'est pas tant le fait d'avoir retrouvé le goût de la victoire, mais bien plus la capacité de changer une situation sacrément mal embarquée et terminer sur une chevauchée tout en puissance quand son adversaire n'avait plus grande réponse tactique. Evidemment, rien n'est le fruit du hasard. Cette victoire consacre avant toute chose, la persévérance du technicien marocain W. Regragui qui, malgré avoir été mené au score, contre vents et marées, n'as pas dévié d'un iota de son plan de jeu initial, même au moment où la résignation gagnait du terrain et où les Nigérians en perdaient peu. Explication.

Un plan de jeu ancré 
dans le gazon
Tout d'abord, plantons le décor tactique. Face au 4-2-3-1 des Nigérians, le club de la capitale est revenu à un schéma plus habituel (4-3-3), contrairement à sa dernière défaite en Ouganda (0-3), retrouvant par la même occasion des repères, une stabilité défensive et une aisance dans les enchaînements. Un retour aux sources qui nous aura permis d'entrevoir, par bribes, le jeu chatouillant qui le caractérise, fait de prises d'espaces, redoublement de passes, transitions rapides et récupérations hautes du cuir. Si les joueurs du FUS y sont pour beaucoup, l'instigateur de cette victoire est bel et bien l'entraîneur, W. Regragui. Il est aussi rare qu’une éclipse solaire d'apercevoir nettement le plan tactique des clubs marocains au premier derushages du match. Ce fut le cas cette fois. Un revisionnage à froid a été nécessaire, pour plus de recul, ça va sans dire. Mais il n'a fait que confirmer notre impression de départ. Dès  vendredi soir, il nous a paru clair comme la lumière d'un phare dans une nuit noire d'hiver, que le technicien marocain a parfaitement décelé les failles dans la défense adverse. Preuve en est, les deux buts marqués par Y. El Gnaoui (52') et M. Fouzair (88').
Pour ne pas tomber dans le spectre de la redondance, l'explication vaut pour les deux réalisations, puisqu'elles sont, de la même manière, révélatrices des failles béantes dans la défense du club du Port Harcourt au Nigeria. Si la défense du Rivers FC se positionne à 10 devant le but, sa rigueur tactique et défensive est proche du néant. Rappelons que deux récupérations dans le camp adverse sont à l'origine des deux goals du FUS. Cependant, la transition a été facilitée par l'espace laissé entre les défenseurs centraux et les latéraux nigérians, et ce n'est pas parce que le FUS n'a marqué qu'à partir de  l'heure de jeu, qu'il ne s'est pas procuré moults occasions, bien avant, mal exploitées par précipitation et absence de lucidité devant le but. Ainsi, sur le premier but, c'est le latéral gauche nigérian qui a un placement douteux, sans doute obnubilé par le porteur du ballon, alors que c'est la tâche d'un des deux milieux défensifs, totalement absents dans ce match. Il a laissé un espace béant dans son dos, où s'est engouffré sans se faire prier, M. El Bassil, avant d'effectuer un centre millimétré. Le second but pointe, lui aussi, cette faille défensive du Rivers United, car à l'origine du penalty, un cross de M. Fouzair, qui au préalable à profiter, encore une fois du positionnement approximatif du latéral droit adverse et d'un milieu défensif hors de position, obligeant le défenseur central à coulisser et donc toucher de la main le ballon dans la surface de réparation.
Mais il n'y a pas lieu de parader, le FUS qui a vu tant d'espoirs voleter au-dessus de sa tête depuis la création du club en 1932, en a bien conscience. L'un des problèmes principaux à régler au plus vite, est le poste de gardien de but. A. Majid enchaîne boulette sur boulette, notamment dans les sorties aériennes, lors desquelles il part souvent pêcher la truite, réputée pour être la pêche la moins aisée. Sans oublier une défense qui manque sacrément de réactivité et de solidarité par séquence. Cependant, restons optimistes, les villégiatures estivales approchent, et le staff technique aura le temps de faire retomber la pression et s'atteler à combler ces lacunes à tête reposée. D'autant plus que cette qualification offrira ce rai de lumière qui éclairera le début de saison  voire plus. Elle fera revivre le souvenir de leur dernière épopée victorieuse dans cette compétition en 2010.

 

Chady Chaabi (Stagiaire)
Mardi 11 Juillet 2017

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