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Le président yémenite refuse toujours de démissionner : Les manifestations réprimées dans le sang




Deux personnes ont été tuées et des dizaines blessées mardi à Sanaa lors de tirs sur une manifestation réclamant la démission du président yéménite Ali Abdallah Saleh, selon le correspondant de l'AFP sur place. Des soldats fidèles à M. Saleh et des civils armés ont ouvert le feu sur des milliers de jeunes qui s'approchaient de bâtiments officiels dans le quartier d'Al-Qaa. Les manifestants étaient partis de la Place du changement, épicentre de la contestation, située dans un secteur tenu par les troupes dissidentes de l'armée, pour se rendre dans les quartiers contrôlés par les pro-Saleh. Le photographe de l'AFP a vu deux morts et des dizaines de blessés par balles et de jeunes intoxiqués par les gaz lacrymogènes, transportés à l'hôpital de campagne, installé sur la Place du changement.  Samedi et dimanche, les forces de M. Saleh avaient ouvert le feu sur des manifestants réclamant sa démission, faisant au moins 18 morts. La Yéménite Tawakkol Karman, prix Nobel de la paix, a appelé mardi l'ONU à intervenir immédiatement pour arrêter  "le massacre des manifestants pacifiques”. D’autre part, cinq personnes ont été tuées suite à la chute d'un obus sur une maison à Sanaa, où des combats opposaient les forces gouvernementales yéménites à des troupes dissidentes et des éléments tribaux, ont indiqué mardi des sources locales. Un obus s'est abattu dans la nuit sur une maison se trouvant dans la rue de Tunis, près de la Place du changement, tuant cinq membres d'une même famille, selon des sources médicales citées par des médias. La nuit a été relativement calme à Sanaa, au lendemain de violents accrochages entre les forces gouvernementales et les unités dissidentes de l'armée ainsi que des éléments tribaux ralliés à la contestation du régime. Huit personnes avaient été tuées et 27 autres blessées dans les affrontements qui s'étaient déroulés près de la Place du changement et dans le quartier d'Al Hassaba (nord). Le Yémen traverse une situation instable en raison du mouvement de contestation réclamant depuis janvier dernier le départ du président Abdallah Saleh et des réformes politiques et sociales. Malgré des mois de protestation et de pressions internationales et régionales, M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, rejette un plan élaboré par les pays arabes du Golfe pour un transfert pacifique du pouvoir.

Libé
Mercredi 19 Octobre 2011

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