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Le président centrafricain annonce la fin de l’anarchie à Bangui

Des centaines de soldats de l’armée rejoignent le commandement




Le président centrafricain annonce la fin de l’anarchie à Bangui
Le président centrafricain par intérim, Alexandre-Ferdinand Nguendet, a promis lundi que l’anarchie était «terminée» à Bangui, dans un discours à l’état-major de la gendarmerie.
«Aux ex-Séléka, aux anti-balaka et aux amoureux du pillage, je vous lance une mise en garde sévère, c’est terminé la récréation», a ajouté Alexandre-Ferdinand Nguendet, devant les officiers et les hommes du rang dont certains venaient se faire enregistrer après avoir déserté leurs unités ces derniers mois.  «Le choas est terminé, les pillages c’est terminé, les exactions c’est terminé», a ajouté Alexandre-Ferdinand Nguendet, également président du Parlement provisoire centrafricain. 
Il a assuré que la police et la gendarmerie, totalement absentes dans la capitale depuis des semaines, seront «redéployées d’ici 72 heures et impliquées dans le processus de désarmement» en cours dans la ville. Par ailleurs, des centaines de soldats de l’armée régulière centrafricaine, qui avaient rejoint les milices anti-balaka opposées à l’ancien président Djotodia ou fui de peur d’être tués, rejoignaient lundi leur comman dement à Bangui, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Ces soldats, la quasi-totalité en tenues civiles, se faisaient enregistrer à l’école nationale d’administration et de magistrature (Enam) où l’état-major a installé un bureau après l’appel dimanche du chef d’état-major, le général Ferdinand Bomboyeke, aux soldats de rejoindre leurs casernes «d’ici lundi». «Ils sont venus très nombreux et ça continue d’arriver. Ils ont répondu à l’appel du général. C’est un soulagement, c’est un très bon signe», a déclaré à l’AFP le colonel Désiré Bakossa, de l’état-major, qui supervise les opérations d’enregistrement à l’Enim.
Des centres similaires ont ouvert à l’état-major de la gendarmerie et au commissariat central de Bangui pour gendarmes et policiers.
Plusieurs milliers de soldats, gendarmes et policiers avaient déserté leurs unités ces derniers mois, craignant d’être victimes de représailles des combattants Séléka qui constituaient l’essentiel des forces du président Michel Djotodia, qui a démissionné vendredi.
«Je suis très content de revoir mes frères d’armes», disait l’adjudant Jacky-Morel Gbabja, qui avait fui son unité début décembre pour «se mettre à l’abri» avec sa famille.
Dimanche le président du Parlement provisoire, Alexandre-Ferdinand Nguendet, qui assure l’intérim de la fonction présidentielle, que son «objectif, était qu’avant une semaine, il n’y ait pas un coup de feu, pas de pillage, pas d’exaction, pas de viol» dans la capitale et qu’il entendait remettre les forces de sécurité centrafricaines dans les rues pour assurer la sécurité, aux côtés des soldats français et africains. 

Lundi 13 Janvier 2014

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