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Le pouvoir français englué dans l’après-affaire Cahuzac


Laurent Fabius pointé du doigt par Libération, dément catégoriquement



Le pouvoir français englué dans l’après-affaire Cahuzac
Le pouvoir socialiste français restait englué lundi dans les suites de l'affaire Cahuzac, dans l'attente de décisions présidentielles, alors que le climat malsain engendré par les mensonges de l'ex-ministre du Budget s'est encore alourdi.
Pressé de prendre une initiative forte après le séisme qui a assommé l'exécutif (et le parti socialiste) aux commandes de l'Etat depuis onze mois, le président François Hollande prépare des mesures-choc de moralisation de la vie politique pour tenter de sortir du premier scandale de son quinquennat.
Près d'une semaine après les aveux de Jérôme Cahuzac sur sa détention depuis une vingtaine d'années d'un compte bancaire secret à l'étranger, l'opposition de droite ne baisse pas la garde. "Les jours du gouvernement sont comptés", a ainsi lâché ce week-end Xavier Bertrand, ex-ministre de Nicolas Sarkozy, député du parti UMP qui réclame un remaniement gouvernemental.
Lundi, le climat délétère qui règne en France s'est accentué avec une rumeur relayée par le quotidien Libération, selon laquelle le chef de la diplomatie, Laurent Fabius, serait lui aussi détenteur d'un compte bancaire en Suisse. Le numéro deux du gouvernement a aussitôt fait savoir qu'il démentait.
L'une de ses collègues, la ministre déléguée aux personnes handicapées et à l'exclusion, Marie-Arlette Carlotti, a choisi pour sa part de publier lundi sa déclaration de patrimoine sur son blog, dans un souci de "transparence".
Dimanche, le scandale Cahuzac avait rebondi avec l'affirmation par la télévision publique helvétique (RTS) que l'ex-ministre au Budget avait cherché à placer 15 millions d'euros en Suisse en 2009. Cette information a été réfutée par son avocat, Me Jean Veil.
Face à l'urgence d'assainir la vie politique, le gouvernement travaille à un projet de loi basé sur des mesures annoncées mercredi: réforme du Conseil supérieur de la magistrature pour "renforcer l'indépendance de la justice", lutte "impitoyable" contre les conflits entre intérêts publics et privés avec la "publication et le contrôle" du patrimoine des ministres et parlementaires, "interdiction de tout mandat public" pour les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale et corruption.
Un temps évoquée, l'hypothèse d'un remaniement gouvernemental rapide semble remisé à plus tard. François Hollande a fait valoir que le scandale Cahuzac était le fait d'un homme et non la responsabilité de l'exécutif.

Libé
Mardi 9 Avril 2013

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