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Le pouvoir égyptien poursuit son offensive contre la confrérie

Reprise du procès du président Morsi




Le pouvoir égyptien poursuit son offensive contre la confrérie
Le procès pour incitation au meurtre de manifestants du président égyptien islamiste Mohamed Morsi, destitué par l'armée, doit reprendre mercredi au Caire sous haute sécurité, ses partisans, dont les manifestations sont durement réprimées, ayant appelé à se rassembler.
Le premier chef de l'Etat démocratiquement élu en Egypte avait comparu lors d'une première audience le 4 novembre dans une cage d'un tribunal situé au cœur de l'académie de police du Caire, mais avait dénoncé un "procès politique", réaffirmé qu'il était le président du pays et récusé la légitimité et la légalité de ses juges, qui avaient ajourné le procès. 
Il encourt la peine de mort comme 14 co-accusés dans ce procès, des anciens hauts responsables de son gouvernement, des proches collaborateurs et des leaders des Frères musulmans, l'influente confrérie islamiste dont il est issu.
Arrêté par les militaires le jour de sa destitution par l'armée le 3 juillet et emprisonné depuis, M. Morsi est arrivé mercredi matin au tribunal à bord d'un hélicoptère, avaient affirmé à l'AFP des responsables de la police. Mais un peu plus tard, le ministère de l'Intérieur n'a pas été en mesure de confirmer que le chef de l'Etat déchu avait bien été amené à l'académie de police.
Les Frères musulmans, qui avaient largement remporté les législatives fin 2011, ont été récemment déclarés "organisation terroriste" par le pouvoir intérimaire désigné par l'armée le 3 juillet, et des milliers d'entre eux ont été arrêtés, dont la quasi-totalité de leurs leaders, jugés comme M. Morsi notamment pour incitation au meurtre de manifestants quand ils étaient au pouvoir.
Pour justifier son coup de force, l'armée avait invoqué les manifestations de millions d'Egyptiens qui avaient réclamé le 30 juin le départ de M. Morsi, l'accusant de mauvaise gouvernance, d'accaparer la totalité du pouvoir au profit des Frères musulmans et de chercher à islamiser de force la société égyptienne.
Une coalition dirigée par les Frères musulmans a appelé les partisans de M. Morsi à manifester par "millions" mercredi, mais ils ne mobilisent plus guère depuis le début de la répression de leur mouvement mi-août.
Mais le 3 janvier, au moins 17 personnes avaient été tuées dans des heurts entre les forces de l'ordre et des manifestants pro-Morsi, principalement au Caire, où la police avait dispersé manu militari leurs rassemblements.
M. Morsi doit également comparaître devant des tribunaux dans deux autres affaires, la première pour "espionnage" au profit d'organisations étrangères en vue de commettre des "actes terroristes", la seconde pour son évasion de prison début 2011, dont le procès doit s'ouvrir le 28 janvier. Les partisans et avocats du président déchu, mais aussi des organisations de défense des droits de l'Homme, ont également dénoncé des procès "politiques". 

AFP
Jeudi 9 Janvier 2014

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