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Le pétrole monte en Asie

Pas de crainte d'un afflux rapide de brut iranien




Les cours du pétrole montaient mercredi en Asie malgré l'accord sur le nucléaire iranien qui laisse entrevoir un retour massif du brut du pays sur le marché déjà surapprovisionné, les courtiers estimant que cela prendra du temps.
Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août, qui baisse nettement depuis le début du mois, s’appréciait de 26 cents, à 53,29 dollars, après avoir pris 84 cents mardi à New York.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août montait de 10 cents à 58,61 dollars. Il avait gagné 66 cents mardi à Londres.
L'Iran, qui dispose des quatrièmes réserves de brut au monde et des deuxièmes de gaz, est parvenu à finaliser mardi avec les grandes puissances un accord historique sur le nucléaire iranien, un dossier qui empoisonne les relations internationales depuis douze ans.
L'objectif de l'accord est de garantir que le programme nucléaire iranien ne peut avoir de débouchés militaires, en échange d'une levée des sanctions internationales qui étouffent l'économie iranienne.
De ce fait l'Iran, un pays de l'Opep, pourra à terme exporter à nouveau librement son pétrole, un motif d'inquiétude pour les opérateurs sur le marché de l'or noir où l'excédent de pétrole atteint déjà de 1,5 à 2 millions de barils par jour.
Il faudra toutefois des mois pour voir l'effet de la levée des sanctions sur les exportations de brut iranien, estiment les analystes, qui insistent sur l'obsolescence de certaines installations pétrolières et des délais de mise en place de l'accord. "Les sanctions financières et pétrolières contre l'Iran vont être levées après l'accord du 14 juillet sur son programme nucléaire mais le marché ne va pas immédiatement voir plus de brut", selon la société d'information sur l'énergie Platts.
"Le marché n'assistera probablement pas à une hausse des livraisons de pétrole iranien avant l'année prochaine", a-t-elle ajouté.
Même en cas de levée des sanctions, les observateurs pétroliers doutent de la capacité de l'Iran à produire, comme il l'avait annoncé en juin, un million de barils de plus par jour (mbj) dans les mois qui suivraient de telles mesures.
Les experts de l'agence de notation Fitch, qui estiment les exportations actuelles de la République islamique à 1,1 mbj contre 2,5 mbj avant 2012, jugent que la production iranienne ne sera pas en mesure de dépasser 700.000 b/j l'an prochain et "mettra des années à retrouver ses sommets passés".
Le marché attendait par ailleurs mercredi le rapport hebdomadaire du ministère américain de l'Energie sur les réserves de brut aux Etats-Unis.

Jeudi 16 Juillet 2015

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