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Le parti socialiste change de tête : Harlem Désir successeur désigné de Martine Aubry




Le parti socialiste change de tête : Harlem Désir successeur désigné de Martine Aubry
Harlem Désir, l’actuel numéro 2 du Parti socialiste, est devenu mercredi le successeur désigné de Martine Aubry et de la direction du PS pour prendre la tête de la formation politique majoritaire lors de son congrès d’octobre.
Le député européen l’a emporté sur son rival Jean-Christophe Cambadélis à l’issue d’un processus que la première secrétaire a présenté comme le fruit d’un «consensus», mais que ses détracteurs ont qualifié «d’adoubement».
Harlem Désir, 52 ans, qui sera tête de liste de la motion ultra-majoritaire défendue par Martine Aubry et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, est quasiment assuré d’être choisi lors du vote des militants le 18 octobre.
«Au terme d’une consultation des responsables de notre parti, signataires de notre motion, dans une volonté de rassemblement et de renouvellement, notre choix s’est porté sur Harlem Désir», peut-on lire dans un communiqué commun de Martine Aubry et de Jean-Marc Ayrault appelant les militants à se rassembler et à se mobiliser «autour du président».
Le co-fondateur de SOS Racisme, qui n’avait pas les faveurs de Martine Aubry, a bénéficié dans les derniers jours du soutien appuyé de proches du président François Hollande, qui semble avoir mis son poids dans la balance pour empêcher l’autre candidat, Jean-Christophe Cambadélis, de l’emporter.
Le numéro 2 de la liste de «rassemblement» est Guillaume Bachelay, un ancien bras droit de Laurent Fabius devenu conseiller de la première secrétaire. Il est député de Seine-Maritime.
Jean-Christophe Cambadélis s’est montré bon perdant.
«Je suis déçu mais pas défait. Cela s’est joué à trois fois rien», a-t-il dit sur son site. «J’appelle au rassemblement de tous derrière Harlem Désir, futur premier secrétaire du PS. Il s’installe dans une situation complexe qui va se compliquer. Il pourra compter sur moi !» Martine Aubry, qui fait durer depuis juin dernier le suspense sur son intention de briguer ou non un nouveau mandat, a dû attendre la fin des négociations avec les amis de Benoît Hamon, chef de file de l’aile gauche, pour faire son annonce.
Elle part, selon ses proches, avec le sentiment du «devoir accompli» et se concentrera sur sa mairie de Lille, après avoir vu Matignon lui échapper après l’élection de François Hollande.
Lors de l’université du PS, le mois dernier, la dirigeante a fixé pour mission au parti «d’épauler le gouvernement et d’éclairer l’avenir».
La volonté de rassemblement affichée par Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault -qui ont enjoint tous les ministres de signer leur motion- fait craindre à certains militants que le PS ne devienne un parti godillot.
Pour marquer son indépendance, la première secrétaire a relancé en août son offensive sur le non-cumul des mandats, exhortant les parlementaires socialistes à renoncer dès maintenant à leurs responsabilités dans les exécutifs locaux.
Jean-Marc Ayrault a confirmé qu’un projet de loi sur la fin du cumul des mandats parlementaire et local allait bientôt voir le jour, malgré l’opposition de notables du parti, comme François Rebsamen, président du groupe PS au Sénat.
Harlem Désir s’est présenté comme le candidat de la continuité, saluant le travail de rénovation entrepris par Martine Aubry et a estimé que le parti pouvait «être utile» en «bousculant» parfois l’exécutif.
«Moi je veux un Parti socialiste trait d’union avec la société. Le PS doit continuer à être une force d’innovation, de proposition», a-t-il dit mardi sur France Info.
Donné battu il y a quelques semaines, Harlem Désir a refait son retard sur Jean-Christophe Cambadélis en engrangeant le plus grand nombre de soutiens.
Paradoxalement, il avait auparavant dénoncé le processus de désignation en exigeant, sans succès, un «vote ouvert» sur les candidats et non sur un texte bloqué.
Le député européen s’est expliqué mardi sur ses démêlés avec la justice, une condamnation à 18 mois de prison avec sursis en décembre 1998 pour avoir bénéficié d’un emploi fictif et que l’opposition de droite risque d’’exploiter.
«On ne découvre rien me concernant. Ces condamnations concernent des faits, il y a 25 ans, quand j’étais jeune militant. La justice a tranché et je n’ai pas de commentaire à faire».
«C’était une erreur. Mais jamais ma probité n’a été mise en cause. Il n’y a pas eu d’enrichissement personnel», a-t-il dit, tout en concédant que cela l’avait amené à s’interroger sur sa candidature.
Cela n’a pas empêché l’opposition de se servir de ce dossier.
«18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d’amende pour ‘recel d’abus de confiance’, c’est le CV du nouveau patron du PS, le parti de la morale», a twitté l’UMP Lionnel Luca.

Reuters
Jeudi 13 Septembre 2012

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