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Le pain a un goût amer pour les boulangers

La Fédération des boulangers-pâtissiers du Maroc lance un ultimatum au gouvernement




Le pain a un goût amer pour les boulangers
«On a une seule alternative : augmenter le prix du pain ou cesser la production ». Cette déclaration du président de la Fédération des boulangers-pâtissiers du Maroc (FBPM), El Houcine Azaz, résume le ras-le bol des boulangers contre la hausse des prix des carburants après l’entrée en vigueur, au début de cette semaine, du système de l’indexation partielle des prix des produits pétroliers liquides.
Au moment où les professionnels de ce secteur attendaient la mise en application de l’accord signé entre la FBPM et le gouvernement d’Abass El Fassi en octobre 2011, ils ont été surpris par l’augmentation des prix des carburants, ce qui impactera directement le coût de production du pain. Ledit accord dont la mise en application dépend d’une volonté politique de la part de l’Exécutif, vise la stabilisation du prix du pain d’une part, et le développement de ce secteur et assurer sa continuité d’autre part. En outre, le gouvernement a proposé « d’autres mesures qui touchent la formation, la création d’une véritable profession de boulanger et la réduction des coûts de l’énergie ».
Mercredi dernier, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a reçu une délégation de la FBPM  pour discuter des problèmes du secteur et les modalités de la mise en application de l’accord précité. Résultat : rien de concret, le chef du gouvernement s’est contenté de renvoyer la délégation avec de belles promesses. « On nous a promis d’appliquer l’accord de 2011 juste après la formation du nouveau gouvernement, mais lundi dernier nous avons été surpris par la nouvelle hausse des prix des carburants », constate, avec amertume, El Houcine Azaz dans une déclaration à Libé.  « C’est un comble. Les professionnels ne peuvent plus garder le silence », avertit-il. Le président de la FBPM estime que suite aux successives hausses des prix des carburants, les professionnels n’ont plus qu’une seule alternative : ou bien revoir le prix du pain ou cesser la production. La FBPM sait très bien que dans les deux cas, ce sont les citoyens qui paieront la facture. C’est pour cette raison-là, que la FBPM préfère tempérer et adresse des messages au gouvernement pour qu’il prenne des mesures adéquates. « Nous sommes responsables, et nos décisions doivent être responsables et raisonnables, car nous voulons préserver la paix sociale et le pouvoir d’achat des Marocains », assure El Houcine Azaz. La balle est désormais dans le camp du chef du gouvernement qui apparemment est aux abonnés absents.

Mourad Tabet
Vendredi 20 Septembre 2013

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