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Le mouvement amazighe passe à la vitesse supérieure : «L'appel d'Agadir» pour la mise en œuvre de la constitutionnalisation de l'amazighe




Le mouvement amazighe passe à la vitesse supérieure : «L'appel d'Agadir» pour la mise en œuvre de la constitutionnalisation de l'amazighe
Tout en indiquant que l'amazighe constitue une langue officielle de l'Etat,  l'article 5 de la nouvelle Constitution précise dans son alinéa 2 qu'«une loi organique définit le processus de mise en œuvre du caractère officiel de cette langue, ainsi que les modalités de son intégration dans l'enseignement et aux domaines prioritaires de la vie publique, et ce afin de lui permettre de remplir à terme sa fonction de langue officielle». C'est dans ce cadre que l'Association de l'Université d'été d'Agadir a organisé les 13, 14 et 15 juillet un colloque international sous le thème : « La mise en œuvre de la constitutionnalisation de l'amazighe : défis et perspectives». Une perspective pour passer à la vitesse supérieure. Militants associatifs, intellectuels et chercheurs aussi bien nationaux qu'internationaux ont répondu présent. Les débats qui ont porté sur les questions d'actualité ayant trait à l'amazighité et à ses divers enjeux, ont été couronnés par la rédaction de l’«Appel d'Agadir ». Bien évidemment, le premier point, évoqué dans le document, est le caractère urgent  que revêt la promulgation d'une loi organique  en  y associant impérativement les acteurs amazighes. Mesure qui devrait être suivie par l'adoption dans les divers secteurs publics et privés de dispositions réalisables à court terme afin de faciliter l'introduction de la langue dans les rouages officiels de l'Etat. Aussi bien les partis politiques que les autres instances et organisations de la société civile doivent être partie prenante dans ce projet, comme le recommandent les participants. A travers les rencontres et les débats, ils seront à même de cristalliser les visions et les propositions susceptibles de formuler un projet de loi en phase avec les aspirations et les attentes des  Marocains en matière d'officialisation effective et pratique de l'amazighe. 
Par ailleurs, « l'Appel d'Agadir » réclame l'intégration de la culture et de la langue amazighes dans les établissements publics ainsi que la généralisation de l'enseignement de cette langue dans tous les cycles scolaires. Des postes budgétaires dédiés à l'amazighe devraient même  être créés dans les Centres régionaux des métiers de l'éducation et de l'enseignement. Et pourquoi pas définir la langue amazighe comme critère de sélection pour l'accès à ces Centres et pour l'octroi des diplômes de sortie.
Le système judiciaire devrait pour sa part s'imprégner de la culture amazighe à travers le projet de réformes qui s'annonce et même par rapport à l'organisation de sessions de qualification en langue pour les  différents intervenants. Côté législation, les militants recommandent, entre autres, d'ajouter la mention « ou amazighe » après la mention « arabe» dans tous les textes de loi.  Quid de la culture ? Les activistes appellent à promouvoir la culture amazighe, à évaluer le patrimoine y afférent tout en assurant la représentativité de l'ensemble  des acteurs amazighes dans toutes les commissions et manifestations culturelles organisées par les pouvoirs publics au Maroc.
A une échelle plus étendue, les activistes aspirent à l'officialisation de l'amazighe dans le reste des pays de Tamazgha en suivant l'exemple du Maroc. Pour ce, il faut agir dans un cadre de coopération et d'échanges de visites. un clin d'œil a été adressé  aux acteurs associatifs de la diaspora qui pourraient être associés dans le cadre d'une révision de la politique de l'Etat vis-à-vis des MRE.
 
 

Nezha Mounir
Lundi 23 Juillet 2012

Lu 441 fois


1.Posté par Dr Ben Kirat le 23/07/2012 15:28
Toute référence à un Maroc arabe ou un Maghreb arabe tout court ne serait acceptable au Maroc. Il y a Maroc et Maghreb tout court ou Tamazgha, mais jamais arabe comme norme, car le Maroc n'est arabe que par défaut, car jamais l'arabe moderne n'a été une langue des marocains sauf la Darija ou le dialectal marocain que personne du Moyen Orient ne comprenne.

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