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Le moral des ménages à son plus bas niveau historique

Depuis l’investiture du gouvernement Benkirane, les Marocains ont de plus en plus de mal à reprendre confiance




Le moral des ménages à son plus bas niveau historique
Le moral des ménages marocains, déjà en berne, a accentué son repli durant le deuxième trimestre de l’année en cours, atteignant son plus bas niveau historique, déjà effleuré au cours du quatrième trimestre de 2010, a annoncé  le Haut commissariat au plan ce mardi.
Depuis l’arrivée du PJD au pouvoir, les Marocains ont bien du mal à reprendre confiance. Il ne s'agit cependant pas de hasard au sens strict du terme. Juste avant les élections, le moral des ménages était à son meilleur niveau, à savoir 86,5 points. Mais, depuis la formation du gouvernement Benkirane, il est en chute libre.
Plombé par l’anticipation d’une forte hausse de chômage, une baisse des intentions d’achat, une détérioration constante de leur situation financière et un pessimisme persistant quant à la capacité d’épargne des ménages, le moral de ces derniers  a chuté de 1,6 point par rapport au premier trimestre de 2013 pour atteindre un niveau bien inférieur à la moyenne. Il a dégringolé de 6,5 points par rapport à son niveau du deuxième trimestre de l’année 2012, s’établissant à 74,2 points contre 75,8 un trimestre auparavant  et 80,7  le même trimestre de l’année passée. L’ICM retrouve ainsi un niveau inférieur à son plus bas niveau atteint durant le quatrième trimestre 2010, à savoir 74,7 points.
L'opinion des ménages sur le niveau de vie futur au Maroc  recule de 13,2 points pour ses perspectives d’évolution. Même si leur perception sur l’évolution passée du niveau de vie et sur ses perspectives d’évolution au Maroc s’est légèrement améliorée par rapport au premier trimestre de 2013, comparée à son niveau de la même période de 2012, la perception des ménages sur l’évolution passée a connu une détérioration de 1,3 point et de 13,2 pour ses perspectives d’évolution.
Les ménages sont encore plus pessimistes qu'au premier trimestre sur leur situation financière et plus pessimistes que jamais quant aux perspectives de son évolution. Moins de 6 ménages sur dix (58,4%) pensent que leurs revenus couvrent leurs dépenses, alors que 35,9% d'entre eux s'endettent ou puisent dans leurs épargnes. Seuls 5,7% des ménages déclarent pouvoir épargner une partie de leur revenu, révèle l'enquête.Le solde de l’indicateur relatif à la situation financière actuelle des ménages s'établit ainsi à un niveau négatif de -30,2 points, en baisse de 0,4 point par rapport au trimestre précédent.
Du côté des perspectives d'évolution de cette situation, le solde d'opinion atteint son niveau le plus bas depuis 2007 (0,7 point). Quoique restant positif, ce solde enregistre une baisse de 10,4 points par rapport à son niveau de l'année dernière.
Concernant leur situation financière personnelle passée, les opinions des ménages se détériorent de 4,2 points par rapport à un trimestre auparavant et de 7,2 points par rapport à la même période de 2012.
Du coup, ils sont de plus en plus rares à penser pouvoir épargner. Selon ladite note, au deuxième trimestre de 2013, plus de huit ménages sur dix (85,1%) pensent ne pas pouvoir épargner au cours des 12 prochains mois. Seuls 14,8%% anticipent le contraire.
De ce fait, les intentions d'achat sont également de plus en plus en baisse. La majorité d’entre les ménages (52%) jugent toujours peu opportun de faire des achats de biens durables, alors que 20,1% pensent le contraire.
Dans ce contexte morose, les Marocains sont plus nombreux en ce deuxième quart de 2013 à s'attendre à une «forte hausse du chômage», selon les termes de ladite note.  Plus de 76% des ménages anticipent une hausse du nombre de chômeurs pour les 12 prochains mois contre 72,4% un trimestre auparavant et 64,4% un an auparavant. Le solde de cet indicateur, qui s'établit à - 67,8 points, a continué sur sa dégringolade pour atteindre son niveau le plus bas depuis le début de l'enquête. Il enregistre ainsi une baisse de 6,1 points par rapport au trimestre précédent et de 19,2 points par rapport à la même période de 2012, précise la note d’information du HCP.
Par ailleurs, sur la même période,  90% des Marocains pensent que les prix des produits alimentaires ont augmenté dans le passé. Au moment où plus de trois ménages sur quatre (75,3%) estiment que ces prix continueront à augmenter dans le futur.

Mohammed Taleb
Mercredi 14 Août 2013

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1.Posté par mooss le 14/08/2013 13:03
les islamistes sont bien connus pour leur appétit démesuré de gains rapides donc au libéralisme économique sauvage sans aucun contrôle ,à cette cadence des couts élévés des marchandises ,ils vont précipiter la classe moyenne ,socle de la stabilité sociale,dans le gouffre de la pauvreté pour rejoindre le camp des protestataires ,
l'objectif des islamistes au gouvernement est l'égalité dans la pauvreté ,toujours vers le bas ;
l'enfer c'est les islamistes au pouvoir!

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