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Le ministre espagnol de l’Intérieur défend les barbelés des présides




Le ministre espagnol de l’Intérieur défend les barbelés des présides
3501 migrants clandestins ont pu entrer dans le préside occupé de Mellilia, en forçant la barrière grillagée depuis le début de l’année, soit 230% de plus par rapport au nombre de personnes qui sont entrées dans cette ville durant toute l’année 2013. Ces chiffres ont été révélés par le ministre de l’Intérieur espagnol, Jorge Fernández Díaz, lors d’un colloque «Etrangers privés de liberté» organisé, hier, dans le cadre de l’université d’été 2014, par les universités de Grenade et de Mellilia. Le responsable gouvernemental espagnol a souligné que «plus de 10.000 personnes ont tenté durant la même période de forcer cette barrière», a rapporté l’agence espagnole Europa Press. Mais dès l’installation en juin dernier des filets «antitrepa» empêchant les migrants de grimper sur le grillage, le nombre de personnes qui ont pu pénétrer en  ville a notablement diminué. Selon le ministre espagnol, plus de 3450 migrants sont entrés dans le préside occupé jusqu’à mai dernier, mais seulement une vingtaine de personnes ont pu franchir ces filets. Lesquels empêchent, d’après ce responsable, les clandestins d’escalader les grillages hauts de six mètres. Il a défendu cette mesure très contestée par l’opposition notamment le Parti socialiste espagnol (PSOE) et les organisations des droits de l’Homme. Jorge Fernández Díaz a affirmé que le gouvernement a «respecté la loi» en décidant d’installer ces filets, car il ne demande aux postulants à l’émigration qu’à «entrer par la porte et non pas par la fenêtre». A noter que le gouvernement espagnol a décidé l’année dernière de réinstaller, "pour renforcer la sécurité", des barbelés dans la partie supérieure de la barrière, où ce dispositif avait été supprimé en 2006, ce qui avait provoqué de vives protestations d'organisations de défense des droits de l'Homme ainsi que du parti d'opposition socialiste (PSOE). Ce dernier avait proposé l’utilisation de radars et de drones comme alternatives aux barbelés. Mais le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernández Díaz, avait rétorqué que l’utilisation des drones par exemple peut, certes, aider à détecter les immigrés, mais elle reste insuffisante, car «le problème n’est pas de les détecter, mais de les empêcher» de franchir les barrières grillagées. 

T.M
Mardi 22 Juillet 2014

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