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Le ministre de l'Intérieur à Al-Hoceima pour apaiser la tension




Le nouveau ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, a effectué sa première visite officielle à Al-Hoceima, devenue le cœur d'un mouvement de protestation qui dure depuis des mois et que les autorités publiques tentent de calmer.
Lors de sa réunion, lundi au siège de la province d’Al Hoceima, avec les membres des instances élues et les représentants des services extérieurs et de la société civile, Abdelouafi Laftit a affirmé que cette première visite dans la province, qui intervient après sa nomination à la tête du ministère de l'Intérieur, s'inscrit dans le cadre des Hautes instructions de S.M le Roi et réaffirmé l'engagement de l'Etat à entamer la mise en œuvre de la grande majorité des projets de développement inscrits dans le cadre du programme de développement de la province d'Al-Hoceima (2015-2019), baptisé «Al-Hoceima, Manarat Al Moutawassit» qui porte sur plusieurs secteurs vitaux, conformément à une vision globale et multidimensionnelle au profit des habitants de la région.
Le ministre a, à cet égard, souligné que les différents intervenants déploient des efforts importants en vue de respecter les délais prévus pour la concrétisation desdits projets.
Il a également mis en avant l'engagement de l'Etat à «poursuivre son approche de développement», tout en critiquant sans les nommer ceux qui «œuvrent à exploiter les «mouvements de protestation qu'a connus la région dans le but d'alimenter des situations de tension sociale et politique».
«Ces objectifs suspects n'étaient pas seulement planifiés sur le terrain, mais sont encadrés politiquement à travers la promotion de plusieurs slogans à caractère politique extrémiste et d'un discours de la haine à l'encontre des institutions, dans une tentative vaine d'obtenir un soutien populaire inespéré auprès d'une population animée de patriotisme qui ne cesse de réitérer son attachement au glorieux Trône alaouite tout au long de l'histoire de l'Etat marocain», a relevé le ministre.
Il a, dans ce sens, affirmé que ces discours et agissements désespérés et maladroits prônés par certains ne peuvent que renforcer la détermination de l'Etat à poursuivre son ambitieuse approche de développement, qui n'est pas désormais conjoncturelle, mais constitue plutôt un choix stratégique irrévocable, dont le mot d'ordre est: accompagnement, continuité et renouvellement.
«Nous sommes disposés à négocier pour trouver des solutions, mais l’Etat doit accepter de répondre favorablement à nos revendications, autrement, il ne fera qu'aggraver la crise», a martelé à ce propos Nabil Ahamjik, un activiste joint par l'AFP.
«Notre position n'a pas changé. Tant qu’on ne répondra pas à nos revendications, nous poursuivrons la mobilisation», a déclaré à l'AFP Reda Benzaza, un autre activiste.
La plupart du temps pacifiques, les manifestations ont quelquefois été émaillées de violences. Comme fin mars, quand des protestataires ont attaqué à coups de pierres une résidence de la police dans une localité proche de la ville.
Dimanche, à la veille de la visite du ministre, des milliers de manifestants avaient de nouveau défilé dans les rues d'Al-Hoceima, brandissant des portraits de Mouhcine Fikri. Les manifestants ont, en outre, brandi des slogans contre l'impunité et pour la libération des militants détenus. Outre «la sanction des auteurs de la mort de Mouhcine Fikri», ils réclament la satisfaction d'une longue liste de revendications.
Partis de deux point différents de la ville, les manifestants ont marché vers la place «Mohand» et les artères du centre-ville ont été noirs de monde. 

La DGSN dément tout sit-in de policiers

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a démenti les allégations et les informations erronées, publiées par un site d'information électronique selon lesquelles des fonctionnaires de Police auraient observé un sit-in au siège de la sûreté provinciale d'Al-Hoceima.
Dans un communiqué, parvenu mardi à la MAP, la DGSN «dément catégoriquement les assertions et les informations erronées publiées par un site d'information local où il prétend qu'environ 35 fonctionnaires de Police auraient entamé un sit-in ouvert au siège de la sûreté provinciale d'Al-Hoceima et que des éléments de la Brigade nationale de la police judiciaire auraient diligenté une enquête pour élucider les circonstances de ce genre de protestation».
Dans le cadre de son souci d'éclairer l'opinion publique et de pallier ces informations erronées, la DGSN affirme que l'ensemble des éléments de la sûreté nationale à Al-Hoceima, à l'instar de leurs collègues dans l'ensemble des villes marocaines, accomplissent leurs missions consistant à garantir la sécurité des citoyens et de leurs biens, dans des conditions normales, conformément aux règlements administratifs et dans le respect total des lois et législations nationales y afférentes, selon le communiqué.

Jeudi 13 Avril 2017

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