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Le ministère de l’Economie et des Finances renonce à couvrir les risques des cours pétroliers

Un mauvais timing au vu de la montée des prix du pétrole




Le ministère de l’Economie et des Finances  renonce à couvrir les risques des cours pétroliers
Dans un mauvais timing, caractérisé par une montée des cours  du pétrole sur fond de tentions en Irak et en Ukraine, le ministère de l’Economie et des Finances a décidé de ne pas reconduire son contrat de couverture du risque de marché (hedging), souscrit en août 2013, pour l'année 2014.
Une décision qui exposera le Maroc, pays importateur d’énergie à hauteur de 95% de sa consommation annuelle, à tous les risques de perturbation du marché mondial du pétrole.
 En effet, au moment où le ministre de l’Economie et des Finances, Mohammed Boussaid,  indiquait, vendredi à Londres, que contrairement à l’année dernière, il n’a pas  conclu un contrat de hedging avec les banques pour se protéger contre les hausses du prix du pétrole, ce dernier connaissait une hausse importante atteignant près de 115 dollars le baril.
Et depuis les cours du pétrole se maintenaient en petite hausse. Lundi en fin d’échanges européens, dans un marché surveillant toujours avec grande attention l’évolution de la situation en Irak, ainsi qu’en Ukraine, vers 16H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, valait 112,96 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 50 cents par rapport à la clôture de vendredi.
Malgré cette perturbation des cours, le ministre a jugé que «le Maroc n’avait pas besoin de contrat de couverture en raison de ses efforts en matière de réduction des subventions». 
Cependant, avec le mécanise d'indexation des prix mis en place par le gouvernement, c'est le consommateur qui devra désormais subir les fluctuations du marché. Et cela même si le baril flambe à plus de 120 dollars, seuil à partir duquel l'ancien contrat souscrit par le Maroc devait être activé.
Rappelons que le gouvernement avait fait le choix de retourner  au système d’indexation que le Maroc a abandonné à la fin des années 90, reflétant l’absence de volonté politique d’appliquer les réformes économiques et sociales. Le gouvernement recourt à l’illusion en faisant croire que les choses changent. 
L’objectif était strictement comptable, d’ordre financier, et sans procéder au préalable à une évaluation de l’expérience passée  ni à une étude d’impact sur les ménages et les opérateurs économiques. Résultat : ce système d’indexation inflationniste n’a fait que compliquer  la vie des usagers à travers les ajustements bimensuels, à la hausse ou à la baisse.
Et voilà que le gouvernement agit de la même manière. Considérant que  le coût du hedging (40 millions d'euros) est très élevé  et que ce produit dérivé n'a pas servi à grand-chose, le département de M.Boussaid  n'a pas reconduit ce deal, arrangé en août 2013 par trois banques internationales (Morgan Stanley, Citi et Barclays). 

Mohammed Masmoudi
Mercredi 18 Juin 2014

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