Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le mécanisme de contagion de la rougeole enfin identifié




La rougeole est un virus rendu responsable de plus de 10 millions de malades et de 120.000 décès par an dans le monde. Il s’agit même de l'un des pathogènes humains les plus contagieux, une personne infectée pouvant contaminer jusqu'à 20 personnes non protégées principalement par voie aérienne (postillons, éternuements...). Il est également susceptible d’entraîner de graves complications, parfois mortelles.
Ainsi, une équipe de chercheurs s’est penchée de plus près sur ce virus et a pu découvrir par quel moyen il se propageait. Le virus utilise un récepteur situé dans la trachée, la protéine nectine-4, déjà connue pour être un biomarqueur de certains cancers comme ceux du sein, de l'ovaire ou du poumon, souligne Marc Lopez, chercheur de l'Inserm, membre de l'équipe internationale à l'origine de ces travaux. Ceux-ci ont fait l'objet d'une lettre descriptive publiée par la revue britannique scientifique Nature."Le virus de la rougeole a développé une stratégie d'une diabolique élégance", note Roberto Cattaneo de la Mayo Clinic, responsable de l'étude. Le virus commence par infecter les cellules immunitaires qui circulent au niveau des poumons pour entrer et se propager dans l'organisme en utilisant comme récepteur, la nectine-4. Or cette dernière se trouve spécifiquement dans la trachée, une zone qui facilite la contagion, rapporte TV5monde.
La découverte de ce processus est intéressante dans le développement des traitements anti-cancéreux dans la mesure où "ce biomarqueur est présent dans environ 50% des cancers du sein et de l'ovaire et 80 % des cancers du poumon". Ainsi, une souche vaccinale modifiée (c'est à dire non-pathogène) du virus de la rougeole fait actuellement l'objet d'essais pour traiter des cancers, notamment aux Etats-Unis. Comme l’explique Marc Lopez "à présent, l'idée serait de prendre en compte la présence ou non de ce biomarqueur, la nectine-4, chez les patients pour améliorer l'efficacité de ces thérapies innovantes à base du virus modifié", qui s’avère capable de détruire des cellules cancéreuses.

Maxisciences
Jeudi 10 Novembre 2011

Lu 527 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs