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Le légendaire Jorge Semprun n’est plus : Décès d’un grand témoin du siècle




Le légendaire Jorge Semprun n’est plus : Décès d’un grand témoin du siècle
Espagnol à Paris, Français à Madrid, Jorge Semprun s'est éteint mardi à 87 ans, à Paris. Ancien résistant et homme politique influent, il a traversé et épousé les plus tumultueuses passions d’un siècle en proie aux turbulences de l'histoire.
Enfant de la guerre civile espagnole ; résistant, déporté, rescapé, à un âge où l'on fume ses premières cigarettes ; dirigeant du Parti communiste espagnol clandestin à un âge pas moins tendre ; et puis, plus de vingt ans plus tard, dans l'Espagne démocratique retrouvée, ministre de la Culture ; militant ardent, enfin, d'une Europe qui trouverait dans la diversité de ses cultures les fondements de son unité : quelle vie plus pleine que celle-ci pouvait-on vivre au siècle dernier ?
Jorge Semprun a fait également l'expérience du pouvoir comme ministre de la Culture dans le gouvernement socialiste de Felipe Gonzalez. Mais ses opinions tranchées, ses diatribes contre le conservatisme idéologique et le sectarisme lui ont attiré des inimitiés. Alors, le 12 mars 1991, il  est retourné à sa vie de simple citoyen partagée entre la France et l'Espagne. En 1996, il est élu à l'Académie. En 2004, il a reçu le Prix Ulysse pour l'ensemble de son œuvre et le 30 novembre 2007, il a reçu les insignes de docteur honoris causa de l'Université Rennes 2 Haute Bretagne.
Beaucoup d’ouvrages de cet homme qui a également écrit pour le 7ème Art sont éminemment autobiographiques. Ce sont des témoignages et des réflexions sur la terrible expérience qu'il a vécue dans les locaux de la Gestapo ou dans le camp de Buchenwald ainsi que sa difficile réadaptation : Le Grand Voyage, L'Évanouissement, Quel beau dimanche, Le mort qu'il faut, L'écriture ou la vie et Vingt ans et un jour.
D'autres retracent plutôt son parcours au sein du Parti communiste espagnol : Autobiographie de Federico Sanchez et La deuxième mort de Ramon Mecader et d’autres, enfin, ont trait à sa vie d'exilé en France et aux années de l'après-franquisme: Adieu vive clarté..., Montant la vie continue, L'Algarabie, La montagne blanche et Federico Sanchez vous salue bien.

E.F
Jeudi 9 Juin 2011

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