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Le jour où Wawrinka a créé le “Big Five”

"Djoko" matraqué de coups gagnants




Le jour où Wawrinka a créé le “Big Five”
Stan Wawrinka est définitivement entré dans le cercle des tout meilleurs en remportant pour la première fois le tournoi de Roland-Garros, son deuxième titre du Grand Chelem, après avoir gâché le rêve du N.1 mondial Novak Djokovic.
Le Serbe de 28 ans, défait pour la troisième fois en finale à Paris, devra encore patienter avant de, peut-être, s'emparer du dernier trophée majeur qui lui manque.
A 30 ans, Wawrinka a lui décroché son deuxième grand tournoi après l'Open d'Australie en 2014, qui l'avait fait sortir de l'ombre du "Big Four".
Sa symphonie jouée en quatre manches (4-6, 6-4, 6-3, 6-4) face à Djokovic, invaincu depuis 28 matches et grand favori à Paris, lui a ouvert les portes de ce club jusque-là très fermé.
Le Vaudois a même égalé l'un de ses membres, l'Ecossais Andy Murray, lauréat de deux tournois du Grand Chelem à l'US Open en 2012 et à Wimbledon en 2013.
Et dire que mi-avril, sur la terre battue de Monte-Carlo, Wawrinka, alors empêtré dans des problèmes conjugaux, n'était que l'ombre de lui-même. 
Avant Roland-Garros, il se voyait même regarder la finale à la télévision. Deux semaines plus tard, ce travailleur acharné, qui possède l'un des plus beaux revers à une main du circuit, en a été le principal protagoniste.
"J'ai fait le match de ma vie. J'ai du mal à y croire, j'en tremble encore. Je suis vraiment super heureux", a réagi Stan "The Man" après avoir reçu la Coupe des Mousquetaires des mains du Brésilien Gustavo Kuerten, triple vainqueur à Paris (1997, 2000, 2001).
Pour évaluer la performance de Wawrinka, il suffit de jeter un coup d'oeil aux résultats de "Djoko" depuis l'automne dernier. En sept mois, le Serbe avait gagné tous les tournois importants sauf celui de Madrid - remporté par Murray - où il avait fait l'impasse pour se reposer.
Après deux échecs en finale en 2012 et 2014 face à Nadal, nonuple lauréat du tournoi, le "Djoker" semblait armé comme jamais pour mettre la main sur le dernier trophée majeur manquant à son palmarès. La correction administrée au Majorquin, en trois sets en quarts de finale, puis la bataille épique remportée en deux jours et cinq manches en demies face à Murray, parlaient pour lui.
Mais ce duel face à l'Ecossais, N.3 mondial, a peut-être laissé des traces tant "Djoko" a souffert dimanche dans les rallyes, un domaine où il est réputé être le meilleur. Adroit au service (9 aces), redoutable en revers et en coup droit, Wawrinka l'a matraqué de coups gagnants (60 contre 30).
Il a fallu un set au Vaudois pour élever son niveau de jeu et dépasser le N.1 mondial. Après avoir conquis la deuxième manche sur sa sixième balle de break, il a fait preuve d'une agressivité démultipliée pour étourdir le Serbe dans le troisième acte, avec des passing shots venus d'une autre galaxie. 
Chancelant, Djokovic est néanmoins parvenu à mener 3-0, puis s'est procuré trois balles de break pour mener 5-3 dans la dernière manche, avant que Wawrinka ne termine le travail devant un public qui, après l'avoir sifflé en demies face à Jo-Wilfried Tsonga, a vibré devant ses coups de maître. 
Avant d'écarter le Français, Wawrinka avait déjà réussi un tour de force en balayant son glorieux aîné et partenaire de Coupe Davis Roger Federer, pour la première fois en Grand Chelem.

Magnus Norman, 
l'atout majeur

Cette dernière victoire avec la manière contre Djokovic va lui permettre de retrouver la quatrième place mondiale. Pour le Serbe, qui restera N.1, c'est une défaite cruelle. Bloqué sur huit titres majeurs, il reste à 28 ans dans ce club des grands champions qui n'ont jamais gagné à Roland-Garros, comme Stefan Edberg, Jimmy Connors ou encore John McEnroe.
"Je vais encore essayer de gagner ce trophée ici. Je reviendrai l'année prochaine", a toutefois promis Djokovic, qui n'a pu retenir ses larmes après la belle ovation des spectateurs du "Central", rapporte l’AFP.
Wawrinka a lui rendu le sourire à un autre grand perdant de Roland-Garros, son entraîneur suédois Magnus Norman. Battu en tant que joueur en 2000 par Kuerten en finale, le Scandinave avait subi deux autres échecs en tant que coach de son compatriote Robin Soderling en 2009 et 2010. 
"J'ai une pensée pour toi Magnus. Celle-là, elle est un peu pour toi", a dit "Stanimal" pour remercier celui qui l'a aidé à passer dans une autre dimension depuis deux ans. Et à s'inviter dans le "Big Five".

Mardi 9 Juin 2015

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