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Le gouvernement yéménite prêt à des pourparlers avec les rebelles

Un drone de reconnaissance probablement américain s'écrase dans une province du centre du pays




Le gouvernement yéménite du président Abd Rabbo Mansour Hadi s'est déclaré lundi prêt à des pourparlers avec les rebelles, sous l'égide de l'ONU, pour mettre fin à près de sept mois de guerre généralisée.
Cette annonce a aussitôt été saluée par l'Arabie Saoudite, pays voisin du Yémen à la tête d'une coalition militaire arabo-sunnite aidant le gouvernement Hadi à faire reculer les rebelles houthis, qui ont pris depuis l'année dernière le contrôle de la capitale Sanaa et de vastes régions du pays.
Les Nations unies n'ont toutefois pas encore confirmé l'acceptation formelle des pourparlers par les parties yéménites en conflit, ni précisé la date ou le lieu d'éventuelles discussions.
"Oui, nous avons donné notre accord pour participer" à des pourparlers proposés par l'ONU, a déclaré lundi à l'AFP le porte-parole du gouvernement Rajeh Badi, ajoutant qu'ils pourraient se dérouler à Genève.
Il s'est refusé à donner toute autre indication sur les garanties que son gouvernement aurait obtenues pour engager le dialogue avec les Houthis, alliés à l'Iran. Les Houthis sont issus de l'importante minorité chiite zaïdite concentrée dans le nord du Yémen.
Deux tentatives de réunir les parties yéménites autour d'une table de négociations ont déjà échoué, en juin et en septembre, alors que le conflit a fait plus de 5.000 morts et 25.000 blessés depuis fin mars, selon l'ONU.
Le gouvernement Hadi exigeait jusqu'ici l'acceptation par les Houthis et leurs alliés, des unités militaires restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, de la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'ONU. Celle-ci ordonne leur retrait des territoires conquis depuis l'an dernier et la restitution des armes saisies à l'Etat.
L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a proposé un nouveau round de négociations de paix "dans les semaines à venir", avait déclaré jeudi le secrétaire général adjoint des Nations unies Jan Eliasson.
A Riyad, le ministère saoudien des Affaires étrangères a rendu hommage au président Hadi pour avoir informé l'ONU de "l'entière disposition du gouvernement yéménite à (...) reprendre les consultations politiques" avec les rebelles.
Evoquant l'annonce par les Houthis de "l'acceptation de la résolution 2216", le porte-parole du ministère saoudien a estimé que "c'est un pas dans la bonne direction pour mettre fin à la crise yéménite", selon un communiqué cité par l'agence officielle SPA.
Le président Hadi a réuni dimanche à Riyad ses conseillers politiques et des membres du gouvernement qu'il a informés d'une lettre du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dans laquelle ce dernier l'assure que "les Houthis ont fait part de leur acceptation de la résolution 2216", selon l'agence officielle yéménite Saba.
Sur le plan militaire, les forces de la coalition que conduit Riyad depuis la fin mars ont reçu le renfort de 500 soldats soudanais, qui sont arrivés lundi à Aden, selon un responsable militaire yéménite. Des centaines d'autres étaient déjà arrivés durant le week-end.
Ces soldats auront pour mission de sécuriser la grande ville du sud, que la coalition a reprise cet été, et de participer à l'offensive dans la province de Taëz, dont la capitale éponyme est la troisième ville du Yémen.
Par ailleurs, un drone de reconnaissance probablement américain s'est écrasé dans une province du centre du Yémen, théâtre de violents combats entre forces pro-gouvernementales et rebelles chiites houthis, a indiqué mardi un responsable local.
L'appareil s'est écrasé à Wadi Abida, une région de la province de Marib, à l'est de la capitale Sanaa, a ajouté le responsable, précisant qu'il s'agissait d'un des drones de reconnaissance qui suivent "les mouvements des combattants d'Al-Qaïda".
Les rebelles ont affirmé avoir "abattu" l'appareil. Cette revendication n'a pu être vérifiée de source indépendante.
Seuls les Etats-Unis disposent de drones dans la péninsule arabique où ils poursuivent la chasse aux insurgés d'Al-Qaïda malgré la guerre entre Houthis et forces anti-rebelles soutenues depuis mars par une coalition menée par l'Arabie Saoudite.

Mercredi 21 Octobre 2015

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