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Le gouvernement yéménite en exil évoque une trêve

Sur le terrain combats et raids aériens se poursuivent




Le gouvernement yéménite en exil évoque une trêve
Le gouvernement yéménite en exil s'attend à un accord sur une trêve humanitaire au Yémen, qui pourrait durer jusqu'à l'Aïd el Fitr marquant la fin du Ramadan, alors que les raids aériens de la coalition emmenée par l'Arabie saoudite ont fait une centaine de morts lundi.
Les Nations unies ont demandé une suspension des combats et des raids aériens qui ont fait près de 3.000 morts depuis la fin mars.
Le gouvernement du président Abd-Rabbou Mansour Hadi, réfugié à Ryad, en Arabie saoudite, a souligné que les discussions en cours portaient sur la mise en œuvre de la résolution 2216 votée en avril par le Conseil de sécurité de l'Onu, qui demande aux insurgés chiites houthis de quitter les villes qu'ils contrôlent depuis septembre et prévoit la distribution d'une aide humanitaire à la population civile.
Des discussions sont en cours, a poursuivi le porte-parole, afin de "faire lever les sièges d'Aden, de Taëz, de Lahdj et de Dhalea". La "pause humanitaire" pourrait durer jusqu'à l'Aïd al Fitr, une fête de trois jours qui commencera le 17 juillet. Les Houthis ont également fait savoir qu'ils étaient prêts à appliquer une trêve. L'envoyé des Nations unies s'est rendu dimanche à Sanaa, la capitale yéménite, pour examiner la question avec les insurgés.
Un cessez-le-feu de cinq jours avait déjà été observé en mai mais les organisations humanitaires l'avaient jugé trop court.
Lundi, dans le sud du pays, un raid aérien de la coalition arabe a fait au moins 40 morts sur un marché d'Al Foyouch, sur la route entre Aden et la province de Lahdj, a rapporté l'agence de presse Saba, dirigée par les Houthis. Des habitants avaient fait état un peu plus tôt de 30 morts, dont dix combattants houthis, les autres victimes étant des civils.
Toujours selon Saba, d'autres raids ont fait 54 morts dans la province d'Amrane, au nord de Sanaa, dont 40 sur un marché du district d'Eyal Yazid.
A Sanaa, les avions ont visé dimanche soir le siège du Congrès général du peuple (CGP), le parti de l'ancien président Ali Abdallah Saleh allié aux Houthis. L'attaque a fait plusieurs morts, selon des témoins.
Faeka al Saïed, porte-parole du CGP, a déclaré que le siège du parti avait été détruit et elle a accusé la coalition de vouloir faire capoter les discussions menées avec l'Onu.
Dimanche, près d'Aden, cinq civils ont été tués lors de la chute d'obus tirés par les rebelles sur un jardin d'enfants dans le secteur de Mansoura, où se sont réfugiés des habitants fuyant les combats dans le grand port du Sud.
Une trentaine de Houthis auraient également été tués dans des combats, dimanche à Al Bassatine, au nord d'Aden, selon des combattants pro-gouvernementaux.

Mercredi 8 Juillet 2015

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