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Le gouvernement et les pétroliers font la sourde oreille : Une grève des stations-service se dessine




Le gouvernement et les pétroliers font la sourde oreille : Une grève des stations-service se dessine
La panne sèche semble se concrétiser. Et la menace de grève des stations-service commence à prendre forme. Avec la réunion samedi dernier du Bureau régional du Grand Casablanca de la Fédération nationale des commerçants et gérants des stations-service, dernière instance à donner son accord pour un préavis de grève auprès du gouvernement et du Groupement des pétroliers du Maroc (GPM), la grève se confirme.
Lors de cette réunion, l’unanimité s’est faite autour de la grève devant la sourde oreille du GPM et l’indifférence du gouvernement à l’égard des problèmes du secteur. Le Bureau régional du Grand Casablanca comme tous les autres bureaux régionaux de la Fédération nationale des commerçants de carburants et gérants de stations-service du Maroc est unanime pour défendre les intérêts des professionnels du secteur. Toutes les instances régionales de la Fédération ont donc délégué au président et au bureau national le pouvoir de décider de la date précise de la grève, et ce en relation avec les réactions du gouvernement Benkirane et celles du Groupement des pétroliers du Maroc qui a toujours refusé un dialogue sérieux et responsable pour régler les problèmes qui s’éternisent. Avant tout, la Fédération condamne vivement le comportement des compagnies de distribution au sujet des contrats qu’elles veulent imposer pour tout renouvellement. A rappeler que la Fédération accuse la plupart des compagnies qui cherchent par tous les moyens à résilier les contrats de gérance libre sans prendre en considération les intérêts des gérants des stations-service. De ce fait, ils réclament des indemnités et la résolution des contentieux en suspens avec les gérants des stations-service, notamment en ce qui concerne les nouveaux modèles de contrat que les groupes pétroliers entendent imposer. Surtout ceux qui projettent de se retirer et dont la cession exige certaines conditions.
D’autre part, le problème des ayants droit est toujours d’actualité puisque les compagnies ne veulent pas reconnaître le droit de ces derniers. Il faut ajouter à cela la marge bénéficiaire qui a stagné alors que les coûts, les équipements et les impôts ont augmenté. Un bras de fer qui débouchera sûrement sur une grève dans les jours qui viennent à moins que le gouvernement n’intervienne pour réconcilier les deux protagonistes.

KAMAL MOUNTASSIR
Mardi 1 Mai 2012

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