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Le gouvernement Benkirane abandonne la taxe sur le sable

Un impact négatif sur les acteurs économiques




Le gouvernement Benkirane abandonne la taxe sur le sable
Le gouvernement Benkirane recule devant les lobbies du sable. La taxe sur le sable instaurée l’année dernière vient d’être abandonnée. Un recul qui en dit long sur le tâtonnement du gouvernement qui persiste et signe  en imposant une loi de Finances désavantageant les classes moyennes et modestes avec les augmentations des produits de première nécessité. C’est dire aussi que l’économie de rente que le gouvernement Benkirane prétend condamner fait de la résistance devant le recul de l’Exécutif qui a tenté de mettre de la poudre aux yeux avec ses fameuses listes. Les carrières de sable du littoral et autre sable fluvial ne seront plus taxées à partir de janvier prochain.
Il faut dire que l’économie de rente a la vie dure puisque cette taxe spéciale n’a fait drainer dans les caisses de l’Etat que quelque 42 millions de dirhams alors que le gouvernement Benkirane I prévoyait des rentrées qui avoisinent les 900 millions. Faux calculs ou simple action politicienne de Benkirane  qui est loin de ses promesses électorales sinon en porte-à-faux avec son programme présenté lors de la campagne du PJD. Le gouvernement reconnaît son incapacité à imposer cette taxe au vu, selon le gouvernement, des difficultés et l’anarchie dans ce secteur.
« C’est significatif. Cela reflète la méthode de travail et démontre l’indigence de la vision du gouvernement. L’instabilité fiscale est dangereuse. Elle a un impact négatif sur le comportement des acteurs économiques. Toute nouvelle taxation ou impôt sont censés être basés sur des objectifs clairs et une évaluation d’impact. Nous sommes loin de cette approche et cette logique. C’est une improvisation qui conduit aux incertitudes et par là à la crise de conscience», a expliqué  à «Libé» Habib El Malki, président respectivement de la Commission administrative de l’USFP et du Centre marocain de conjoncture.
Il est certain que la nouvelle loi de Finances ne fait pas l’unanimité tant de la part des opérateurs économiques qu’au niveau des classes moyennes et modestes. Par contre,  les décisions impopulaires prises par le gouvernement ne pourront que réjouir le FMI et la Banque mondiale, car elles répondent à leurs exigences qu’on s’est employé à appeler par euphémisme des recommandations. Benkirane est parti pour avoir une bonne note de  la part de ces instances financières et passer parmi l’un de leurs meilleurs élèves.

Kamal Mountassir
Mercredi 30 Octobre 2013

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