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Le goutte-à-goutte a le vent en poupe




Le goutte-à-goutte a le vent en poupe
Le choix porté sur la technique du goutte-à-goutte dans la région de Doukkala-Abda semble être le plus apprécié des agriculteurs, à l’aune des résultats obtenus et des objectifs fixés : parvenir à améliorer l’efficience de l’irrigation de 50 à 90 %.
Le système d’irrigation localisé a été introduit dans cette zone à vocation agricole dans le cadre du Programme national d’économie d’eau en irrigation (PNEEI), ossature du Plan Maroc Vert (PMV).
Le recours au goutte-à-goutte s’impose en effet pour faire face à la raréfaction des ressources hydriques qui se dresse comme un réel obstacle à l’activité agricole. Le Plan Maroc Vert, décliné au niveau de la région en programme agricole régional, prévoit des mesures intenses de développement de l’activité agricole tournées vers l’amélioration de la production des principales filières végétales et animales et l’organisation des producteurs et des circuits de commercialisation.
Dans cette optique, l’incitation à l’économie de l’eau représente un levier déterminant pour concrétiser les objectifs d’amélioration de l’efficience de l’irrigation à Doukkala-Abda. L’opération de reconversion des systèmes d’irrigation par aspersion et gravitaire en goutte-à-goutte, comme prévu par le PNEEI, tend notamment à fructifier les revenus des petits agriculteurs de la région en veillant à accroître la productivité et en contribuant à la création des postes d’emploi, notamment en milieu rural.
Sur le plan régional, le programme couvre une superficie totale de 89.700 ha, répartie en 39.500 ha réservés à la reconversion collective, supervisée par l’Etat chargé de mettre en place des équipements externes, et 50.200 ha à la reconversion individuelle, confiée aux agriculteurs moyennant un accompagnement de financement à travers les subventions du Fonds de développement agricole.
Etalé sur 13 ans (2008-2020) pour un coût global de 5.300 millions de DH, le projet de reconversion des systèmes d’irrigation en goutte-à-goutte contribue aussi à la protection de l’environnement et permet une meilleure intensification agricole ainsi qu’une amélioration de la productivité agricole.
Une première tranche portant sur 10.700 ha a été lancée au titre de la reconversion collective dans le cadre d’un financement de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. L’objectif escompté est de permettre de générer une valeur ajoutée additionnelle nette de 160 millions de DH par an.
Le coût total de cette première tranche, en cours d’exécution, s’élève à 795 millions de DH (395 millions DH pour les équipements externes et 400 millions de  DH pour ceux internes financés dans le cadre des subventions du Fonds de développement agricole).
A terme, la reconversion en irrigation localisée favorisera une meilleure valorisation et une économie des ressources hydriques, l’amélioration des revenus des agriculteurs bénéficiaires et du service de l’eau rendu aux usagers, l’augmentation de la productivité agricole et la réduction des charges de l’irrigation.
Avec une superficie agricole utile de plus d’un million hectares et un périmètre irrigué de 114.650 ha, la région de Doukkala-Abda contribue de façon substantielle à la production agricole nationale de la betterave sucrière (38 %), des légumineuses (24 %), de la production laitière (22 %) et des céréales (15 %).
L’effort d’accompagnement des agriculteurs n’est pas en reste dans cette stratégie globale de développement agricole. Il permettra un meilleur accès aux technologies, au financement et aux marchés par le biais de contrats de partenariat visant, entre autres, le renforcement des capacités techniques et de gestion des agriculteurs, le tout pour une valorisation des ressources hydriques et la maîtrise des techniques d’irrigation.

Libé
Jeudi 2 Février 2012

Lu 941 fois


1.Posté par Zsahar le 02/06/2012 19:28
Deux facteurs peuvent contribuer au développement de l'exploitation agricole en goutte à goutte à Errachidia et dans les zones ouasisiennes, à savoir
1) une assistance technique concernant l'emplacement d'une source d'eau (puits ou forage),
Le coût de creusement est environ trois fois supérieure au montant de la subvention (100¨%) en principe
et je parle en connaissance de cause
2) är manque de savoir et xonnaissance hydrogéologique, le cruesement peut $etre négatif ====500000 à 150000DH DE PERTE
Ce montant dépasse ma subvention à (100%), pour les petits exploitants 1à3 ha
La subvention n'est avantageuse que pour les grandes superficies ou les chrages fixes se divisent
subventionner les pompes en énergie solaire est un facteur bioéconomique ===vrai facteur pour le développement agricole efficace

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